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GB : un chirurgien gravait au laser ses initiales sur le foie des patients

Le 17 janvier 2018, 12:21 dans Forme 0

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Cette affaire, relayée notamment par la BBC News, entre autres, remonte à 2013 et aurait pu passer quasi inaperçue si l'un des patients n'avait pas dû être réopéré. La signature a été découverte par le second chirurgien.

Le chirurgien britannique Simon Bramhall, 53 ans, a signé ses opérations de ses initiales sur le foie transplanté de deux patients lorsqu'il travaillait à l'hôpital Queen Elizabeth de Birmingham. Il y démissionna en 2014. Arrêté, il obtint une libération sous caution dans l'attente de son verdict prononcé le 12 janvier de cette année.

Il a alors écopé d'une amende de 10 000 £, soit environ 11 237 €, et de 12 mois de travaux d'intérêts généraux.

Le Juge Paul Farrer a déclaré : "Les deux opérations ont été longues et difficiles. J'accepte que vous ayez été fatigué et stressé dans les deux cas et j'accepte que cela ait pu affecter votre jugement. C'était une conduite née d'une arrogance professionnelle d'une telle ampleur qu'elle s'est égarée dans un comportement criminel. Ce que vous avez fait était un abus de pouvoir et une trahison de confiance que ces patients avaient investie en vous. J'accepte que vous n'ayez pas eu l'intention ou n'ayez rien prévu, mais le plus insignifiant des dommages aurait pu être causé."

Quant au procureur Tony Badenoch, il a expliqué à l'audience : "Il s'agit d'une affaire hors du commun et complexe, sans précédent légal dans le droit pénal. Le plaidoyer de culpabilité vaut acceptation que ce qu'il a fait n'était pas seulement contraire à l'éthique, mais aussi répréhensible sur le plan pénal. Les actes décrits par l'accusation comme un abus de pouvoir étaient délibérés et conscients."

Bien que le tribunal ait compris le geste du chirurgien n'étant qu'une "tentative naïve et imprudente" d'apaiser les tensions au bloc pendant les interventions de transplantation en février et août 2013 et qu'il ait été avéré que cette initiative n'avait représenté aucun impact nocif sur l'organe en question, il a été retenu une atteinte morale et physique sur l'intégrité des patients qui ainsi endormis ne pouvaient donner ou pas leur accord.

Le procureur a d'ailleurs précisé à l'audience que l'une des deux victimes s'était sentie "violée" et avait subi un préjudice psychologique continu.

Égypte : "Je dis que quand une fille marche comme ça, c'est un devoir patriotique de la harceler sexuellement et un devoir national de la violer"

Le 16 janvier 2018, 13:56 dans Société 0

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À l'image de ces anciennes armoiries qui étaient présentes sur le drapeau égyptien (par ordre croissant dans cet article, 1914-1922, 1922-1953, 1953-1958, 1958-1972, 1972-1984), voici les propos désuets, surtout très scandaleux, qu'a tenu l'avocat Nabil al-Wahsh le 19 octobre 2017 sur le plateau de télévision de la chaîne égyptienne Al Assima.

Relayées sur le site du quotidien généraliste britannique The Independent, entre autres, les remarques de cet avocat ont non seulement suscité une véritable fureur dans le pays, mais aussi l'indignation du Conseil national égyptien pour les femmes qui a annoncé son intention de déposer une plainte contre celui-ci et la chaîne de télévision.

Alors qu'il était invité à débattre au sujet d'un projet de loi sur la prostitution, l'avocat a exprimé que l'agression sexuelle d'une fille qui se promène en pantalon déchiré ou troué laissant apparaître ses cuisses ou ses fesses est un devoir national et son viol, un devoir communautaire.

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Il déclara ainsi : "Êtes-vous heureux quand vous voyez une fille qui marche dans la rue en montrant la moitié de son derrière ?" Puis il ajouta : "Je dis que quand une fille marche comme ça, c'est un devoir patriotique de la harceler sexuellement et un devoir national de la violer".

Devant les réactions vives des autres invités condamnant ses calomnies, il argumenta : "une femme ainsi vêtue n'a qu'à sauver son honneur dont elle est la seule responsable". Inutile de préciser le déchaînement encore plus vif qui se fit sur le plateau de l'émission.

Avocat conservateur éminent, Nabil al-Wahsh, n'est pas à son premier coup médiatique. Très souvent invité par les chaînes de télévision égyptiennes, dont Al Assima et LTC, il est coutumier de ce genre de faits. Il avait notamment insulté à plusieurs reprises la femme écrivain Nawal El Saadaoui en la traitant d'être "une mécréante et un agent aux services de l’État sioniste". Il s'en était également pris à l'acteur Adel Imam en le taxant de "clown de pouvoir", à la comédienne Nadia Aljoundi et à la chanteuse Haifa Wahbi de "diffuser la nudité et l'immoralité au sein de la société musulmane".

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On se souvient surtout de sa violence mémorable en 2016 à l'encontre du Cheikh Mustafa Mohamed Rached. Ce grand théoricien conteste le port du hijab pour les femmes comme devoir religieux. Il insinue une manipulation de la part des savants du monde musulman à ce sujet en les incriminant de mettre de côté le contexte des versets coraniques afin de les interpréter selon leurs propres convictions. Ce débat qui se déroula donc à propos du port obligatoire ou non du hijab sur le plateau de la chaîne de télévision LTC se termina en pugilat. Une discussion houleuse fusa entre les deux hommes. L'avocat frappa alors le religieux avec sa chaussure. Ils finirent tous deux par s'affronter dans la zone de débat, brisant un panneau de verre et devant être séparés par l'équipe du studio.

En novembre 2017, au cours d'un autre débat télévisé, parmi les questions que lui posa l'un des invités, le journaliste Nabil Sharaf Eldin du quotidien arabe Al-Ahram, à celles sur son antisémitisme, l'avocat l'affirma : "Évidemment que je le suis ! Je suis fier d’être antisémite. Je le dis haut et fort. Je suis antisémite. […] Que cela soit enregistré ! Au diable Israël… l’entité sioniste. […] Vous et l’Europe ne me faites pas peur. Ne me menacez pas. Si j’aperçois un Israélien, quel qu’il soit, je le tue. Assez ! C’est mieux que ces choses dont vous parlez. […] Monsieur, j’appelle à [les] tuer. Je tuerai personnellement tout Israélien sur lequel mes yeux se poseront." Il a de même qualifié l'Holocauste d' "imaginaire".

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Ainsi, en réponse à l'intervention de l'avocat lors du débat de ce 19 octobre 2017, un communiqué le Conseil national égyptien pour les femmes a indiqué : "Tous les membres du conseil dénoncent cette déclaration qui encourage explicitement le viol et le harcèlement sexuel". Il a aussi sollicité les médias de s'abstenir d'offrir l'opportunité aux personnes qui usent de discours incendiaires incitant à la violence contre les femmes.

Quant à Maya Morsi, chef du conseil, elle a dénoncé de tels commentaires constituant une violation certaine de la constitution égyptienne qui tente par des efforts explicites de sauvegarder les droits des femmes. Pour elle, les propos de l'avocat est "un appel flagrant au viol des femmes […] une promotion de la culture du viol".

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Enfin, il est à rappeler que le viol est l'un des crimes les plus répandus en Égypte. 200 000 femmes au moins par an en seraient victimes. Il aura fallu le soulèvement de 2011 et la vague d'agressions sexuelles durant des rassemblements contestataires sur les grandes places de la capitale pour que cette situation retienne une attention médiatique. En 2014, les agressions sexuelles sont enfin pénalisées par la loi.

Selon le rapport Understanding Masculinities de l'ONG Promundo, publié en mai dernier, 60 % des Égyptiennes ont subi une agression sexuelle, verbale ou physique, dans l'espace public pouvant aller jusqu'au viol. Et 80 % des Égyptiens, hommes et femmes confondus, estiment qu'une femme "s'habillant de manière provocante mérite d'être harcelée".

Il y a quelques mois de cela, le magazine Forbes mettait en lumière une enquête révélant que la ville du Caire est à la première place du classement des villes les plus dangereuses pour les femmes.

Jelly

Le 15 janvier 2018, 10:28 dans Cuisine 0

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Il s'agit d'un gel alimentaire à base de gélatine ou pectine lié à des liquides comestibles pour être consommé en dessert.

Le terme jelly est utilisé différemment dans le monde anglophone. En général dans les pays du Commonwealth et Irlande, il désigne un dessert à base de gélatine. Alors qu'aux États-Unis, il est employé pour des gelées étant des préparations de jus de fruits cuits qui se solidifient partiellement sous l'effet de la pectine que ces fruits contiennent. Ils sont de même appelés jello, mot provenant d'ailleurs du nom de la marque Jell-O.

Le premier cube concentré vit le jour en 1932.

Il est à noter que l'ananas, la papaye, le kiwi et les figues contiennent des protéases qui ne peuvent se mélanger avec la jelly sans arrêter le processus de solidification.

Ce grand classique de la "pâtisserie" anglaise pourtant très connu est de moins en moins servi. Les cheesecakes étant actuellement très à la mode l'ont supplanté.

Enfin, diverses recettes existent et sont facilement trouvables sur Internet ou dans des livres de cuisine type.

Bon appétit !

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