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"DOSSIER TABOU : doit-on légaliser le cannabis en France ?"

Le 18 août 2017, 07:39 dans Humeurs 0

DOSSIER TABOU_doit-on légaliser le cannabis en France_wp

Documentaire récemment découvert, mais qui date pourtant du 27 mars dernier.

Avec ce second numéro de DOSSIER TABOU présenté par Bernard de La Villardière, la chaîne de télévision M6 propose une nouvelle fois un documentaire sur un sujet sensible : la légalisation ou pas du cannabis en France ?

Alors que cette question qui se pose depuis 20 ans amène à de nombreux débats tant au niveau des hommes politiques que des citoyens, un dialogue franc ne s'est pas vraiment ouvert sur le plan national.

Actuellement en France, on compte 1,4 million de consommateurs réguliers de cannabis, ceux qui en fument au moins 10 fois par mois. Quant aux jeunes, ils font grimper le pays en tête du classement européen.

L'enquête réalisée en toute objectivité montre tous les points positifs comme négatifs et pose les vraies questions : les effets de légalisation sur la délinquance, sur les quartiers laissés pour compte où la police n'est pas ou est peu présente laissant la délinquance s'installer ? Les conséquences sur la santé et les finances publiques ? La consommation qui serait ou non en augmentation ? À qui l'argent issu du trafic profite-t-il ?

Elle met aussi en lumière un immobilisme volontaire de certains services de l’État ainsi que d'élus locaux afin de préserver ce que certains appellent la préservation de la paix sociale.

Policiers, dealers, grossistes, consommateurs, médecins et chercheurs ont été interrogé afin que chacun puisse avoir toutes les informations concrètes pour se forger sa propre opinion. Des cités aux quartiers chics, en passant par les laboratoires et sur un circuit automobile pour tests de conduite sans puis sous l'emprise du cannabis (dont Bernard de La Villardière a d'ailleurs servi de cobaye) y ont été de même explorés.

Enfin, DOSSIER TABOU nous emmène également aux États-Unis, plus précisément dans le Colorado où le cannabis a été légalisé. Il montre ici ce que cette légalisation a apporté en bien ou en mal. Il termine ensuite sa route en Hollande où des sociétés privées sont déjà sur les starting-blocks prêtes à inonder le marché français en cas de légalisation.

Je vous invite donc à découvrir, si ce n'est pas déjà fait, ce documentaire très intéressant et enrichissant. Et je laisse à votre libre arbitre répondre à cette question...

Pays-Bas : 40 gènes liés à l'intelligence

Le 17 août 2017, 15:06 dans Technologie 0

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Photo de Fernando Da Cunha / BSIP / AFP

Fin mai 2017, des chercheurs de l'Université libre d'Amsterdam aux Pays-Bas ont publié dans la revue Nature Genetics leur découverte qui a eu un fort écho dans les médias anglophones et francophones. Cette dernière a été relayée dans le magazine Sciences et Avenir.

Ils ont ainsi déclaré avoir identifié 40 nouveaux gènes liés à l'intelligence. Pour parvenir à cette identification, ils ont étudié le lien entre le génome de plus de 78 000 adultes et enfants européens et leurs résultats à des tests de QI. De par ce fait, cette étude est celle menée à la plus grande échelle jamais réalisée jusqu'alors.

Cependant, Hervé Chneiweiss, neurologue, directeur du laboratoire Neurosciences Paris Seine et Président du comité d'éthique de l'Inserm met un bémol concernant cette découverte : "Les 40 gènes identifiés rendent compte de moins de 5 % de la variance observée lors des tests d'intelligence, laissant donc 95 % aux facteurs épigénétiques, c'est-à-dire les modifications d'expression des gènes liées à des facteurs environnementaux, éducationnels, culturels, socio-économiques... […] Il est donc scientifiquement faux d'affirmer qu'il n'y a aucune influence de la génétique sur nos capacités cognitives, mais tout aussi erroné de prétendre que celle-ci joue un prépondérant."

Lise Loumé, spécialiste santé au pôle digital du magazine Sciences et Avenir rappelle que "les tests QI restent très discutés et ne peuvent prétendre à l'universalité", cf. article écrit par Elena Sender.

De son côté, Danielle Posthuma, principal auteur de l'étude, a rassuré sur l'éventualité de dérives, notamment la sélection d'embryons dès la naissance, par exemple, comme elle l'a déclaré au magazine : "Loin de nous l'idée de cautionner une telle dérive, de plus je doute fort que cela puisse être techniquement possible un jour. Aux Pays-Bas, les recherches sur l'héritabilité de l'intelligence ont débuté très tôt au 20e siècle et sont largement financées par l’État." Elle a également expliqué que ce type de travaux pouvait être effectué "sans tomber dans le déterminisme génétique. […] Les facteurs environnementaux dominent toujours ceux liés à la génétique, bien entendu. Par exemple, si vous êtes génétiquement prédisposé à être accro à la nicotine, vous pouvez toujours décider de ne pas fumer. Dans le cas de certaines maladies génétiques, il est possible de ne pas développer la pathologie en changeant son comportement, par exemple son alimentation : c'est le cas de la phénylcétonurie, une maladie génétique héréditaire qui empêche d'assimiler une substance naturellement présente dans l'alimentation, la phénylalanine." Elle a ensuite ajouté que ses travaux permettraient de mieux comprendre des pathologies : "Les 40 gènes identifiés, qui ont une fonction dans le cerveau et plus particulièrement dans la régulation du développement cellulaire, sont également en lien avec la maladie d'Alzheimer, la schizophrénie, les symptômes dépressifs, le trouble du spectre autistique..." Et elle a même spécifié en exemple avoir repéré une variante d'un gène associée à un risque réduit de schizophrénie et une autre augmentant le risque du trouble du spectre autistique.

En réponse à cette dernière déclaration, le neurologue a nuancé ces propos : "Il y a toutefois tellement de gènes associés à ce type de pathologie qu'il est complexe d'appréhender leur mécanisme."

Yémen : épidémie de choléra

Le 16 août 2017, 10:50 dans Forme 0

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Photo d'Abduljabbar Zeyad / Reuters - 9 septembre 2016

Après une première épidémie de choléra l'année dernière, celle-ci est revenue au Yémen depuis avril dernier. Ce pays comptant 27 millions d'habitants très pauvres est déchiré par une guerre qui a débuté en 2014.

Cette guerre oppose le gouvernement actuel soutenu par une coalition arabe dirigée par l'Arabie Saoudite aux rebelles Houthis, alliés aux fidèles de l'armée de l'ancien Président Ali Abdallah Saleh et accusés de lien avec l'Iran.

Ce conflit complique non seulement les livraisons de médicaments ainsi que la venue de l'aide humanitaire internationale, mais prive également des millions de Yéménites d'eau potable, dont ce facteur favorise bien évidemment la propagation du choléra.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million. L'épidémie a déjà provoqué la mort d'environ 2 000 personnes depuis fin avril. Selon l'ONU, 503 484 cas suspects et 1 975 décès ont été enregistrés dans le pays. Plus du quart des morts ainsi que plus de 41 malades sont des enfants.

Bien que selon les derniers relevés de l'OMS l'épidémie semble être en régression depuis juillet, elle continue de toucher près de 5 000 personnes par jour.

Le chef de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a rapporté dans un communiqué : "Le personnel de santé au Yémen travaille dans des conditions impossibles. Des milliers de personnes sont malades, mais il n'y a pas suffisamment d'hôpitaux, de médicaments, d'eau potable." Il a de même appelé les parties concernées au conflit de trouver d'urgence une véritable solution politique, en déclarant : "Les Yéménites ne peuvent plus supporter cette situation plus longtemps. Ils ont besoin de paix pour reconstruire leur vie et leur pays."

Il est aussi estimé que plus de 99 % des individus souffrant de choléra peuvent survivre à condition d'avoir accès aux services de santé. Ce qui n'est malheureusement pas le cas pour plus de 15 millions de Yéménites qui n'ont même pas accès aux soins de base.

En parallèle, cette guerre a déjà causé plus de 8 300 morts au Yémen depuis mars 2015.

Enfin, je vous invite à lire ce texte poignant écrit par Shireen Al-Adeimi (@ shireen818) et publié sur Twitter le 11 août dernier : "La guerre au Yémen n’est-elle rien d’autre qu’un spectacle sportif ?"

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