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Un médecin mis en garde à vue pour avoir reçu trop de patients

Le 11 July 2019, 08:11 dans Technologie 0

Un médecin mis en garde à vue pour avoir reçu trop de patient_stétoscope_wp

Jeudi dernier, dans le Loiret, le Docteur Jean-Marc Blanchon a été placé en garde à vue pour avoir reçu près de 120 patients par jour. La CPAM le soupçonne de fraudes.

Retrouvez l'article de la journaliste Esther Serrajordia paru hier sur le site de RTL qui en rapporte le résumé.

Affaire à suivre...

La vie et la mort

Le 10 July 2019, 11:32 dans Forme 0

La vie et la mort_infinity_wp

Les vaches sont de retour dans le champ d'à côté. J'ai été réveillée ce matin par leur doux meuglement. Je me suis levée en joie. J'ai ouvert les volets de ma chambre donnant sur ce champ. Je les ai vues. Elles étaient là, m'observant tout en mâchant l'herbe qu'elles venaient d'arracher avec leurs dents. Je leur ai souri, accompagné d'un "Bonjour les filles ! Comment ça va ce matin ? L'herbe est bonne ?" Elles continuaient de me regarder, se demandant bien ce que j'étais en train de leur dire. Elles sont ensuite reparties vaquer à leurs occupations.

J'ai quitté la chambre. Je me suis rendue dans la cuisine. J'ai préparé mon petit déjeuner. Je l'ai pris... Ma petite routine du matin. Comme de coutume aussi, après le petit déjeuner avalé, je me suis installée devant mon ordinateur. En pleine forme, remplie de bonheur avec ce beau soleil, ce ciel azur et mes belles vaches que je peux également voir de la fenêtre de mon bureau, j'ai allumé mon ordinateur pour y consulter mes mails et vos différents articles, mes chers amis, que vous avez publié chacun sur votre blog.

J'ai alors lu un article d'un blog auquel je suis abonnée. Il y avait longtemps que l'auteur de celui-ci en avait écrit un. Des mois. J'ai été bouleversée par son écrit. Et la sérénité du matin ressentie a laissé place au questionnement sur la vie et la mort.

La vie et la mort_infinity-electric_wp

Sans secret, la vie ne peut être sans la mort et la mort ne peut être non plus sans la vie. L'une et l'autre sont éternellement liées. Elles forment l'infini et l'infinité de notre Terre. Elles sont l'essence même de notre Humanité. Elles représentent ce que bien des auteurs, des philosophes plus intelligents que je le suis ont su mieux développer.

Or, au-delà de cette notion didactique, lorsque nous sommes directement concernés par la mort, lorsque nous y sommes confrontés, surtout celle d'un proche qui le menace de le prendre avec elle, comment réagissons-nous ? Lorsque les sentiments s'en mêlent... Il est difficile de trouver les bons mots. Et la philosophie ne peut davantage y répondre.

Mais aussi, lorsque la souffrance de cet être aimé dure la vie, parce qu'il est né avec elle, que la vie en fin de compte ne se résume qu'à une sorte d'épée de Damoclès que la mort ne cesse de brandir à chacun instant, où est la vie ? Attendre que la mort vienne prendre le relais ?

L'auteur de cet article bouleversant sur la maladie de son proche, qui dès sa naissance a dû vivre avec, cette maladie qui en engendre d'autres et qui n'a pu être détectée avant un certain âge, parce cette maladie est comme ça, évoque une pieuvre posée sur ses épaules qui l'enserre de plus en plus, comme un étau dans lequel il serait et ferait de plus en plus pression sur lui. Il exprime une vie de luttes perpétuelles, de désespoirs, mêlés d'espoirs, de joies, bien brefs. Une vie où seule la solitude semble être son unique compagne. Et même si la mort n'a pas encore gagné la partie, la vie, telle que nous l'entendons, a-t-elle eu finalement sa place ? Une vie que l'on vit pour l'autre, mais sans l'autre. Une vie d'abnégation où la vie ne laisse le droit à aucun repos du guerrier. Une vie que l'on n'a pas choisie, mais que l'on doit vivre. Une vie sans la vie...

La vie et la mort_infinity-dark_wp

Cependant, cet article transmet un message de vie. Lorsque la santé de la vie est là, que cette vie nous soit imposée ou pas, nous devons prendre conscience de la valeur de cette vie. Nous sommes tous sous la menace de l'épée de la mort. Mais le temps qu'elle ne se soit pas encore abattue, nous devons toujours nous armer de cette vie, non pour faire reculer la mort qui finira tôt ou tard par venir, mais pour l'appréhender, l'accueillir avec sérénité au moment où elle se présentera à nous.

Ce n'est que mon humble avis. Je suis peut-être quelqu'un de spécial, mais je n'ai jamais eu peur de la mort. Je l'ai saluée. Je l'ai croisée parfois. Elle m'a vue. Elle m'a ignorée. Ce n'était pas encore mon nom sur sa liste. Oh ! Je sais qu'elle finira bien par arriver pour m'emmener avec elle. Au Paradis ou en Enfer ? Je ne crois ni en l'un ni en l'autre. Pour moi, le Paradis comme l'enfer se trouvent ici-bas. C'est à nous de construire ce Paradis ou d'en faire un Enfer. Le monde dans lequel nous vivons le prouve d'ailleurs dans un sens comme dans l'autre.

Enfin, ce questionnement immuable sur la vie et la mort perdurera. Parce qu'en fait nous sommes les deux.

Mort de João Gilberto

Le 9 July 2019, 10:18 dans Société 0

Mort de João Gilberto_brésil-1931-2019_wp

1931 - 2019

Ce samedi 6 juillet, nous apprenions le décès du guitariste-chanteur João Gilberto, âgé de 88 ans, ce grand Monsieur de la musique brésilienne.

Qui n'a pas vibré, de ma génération, sur les airs de cette musique si particulière, la bossa nova ? João Gilberto était le dernier vivant des pères de la bossa nova. Rythme syncopé issu de la samba, métissé de cool jazz, ce style musical nous invite au voyage, à la rêverie.

Devenu l'ambassadeur de l'âme brésilienne, João Gilberto a collaboré durant sa carrière avec des grands noms de la musique, tels que le célèbre Stan Getz, considéré comme l'un des plus grands joueurs de saxophone ténor, le tout autant connu Gilberto Gil, musicien, chanteur et compositeur brésilien, et bien d'autres encore.

Avec le groupe formé du compositeur Antônio Carlos Jobim, du poète Vinícius de Moraes, du chanteur João Gilberto, et d'autres qui inspireront à la fin des années 1950 une partie de la jeunesse des quartiers d'Ipanema et de Copacabana à Rio de Janeiro, un nouveau style de musique, la bossa nova, voit le jour. Dès 1958, elle est popularisée au Brésil par le disque Chega de Saudade, enregistré à Rio la même année, mais vendu à partir de São Paulo en 1959. Dans celui-ci, João Gilberto y interprète trois chansons de Antônio Carlos Jobim, sur des paroles de Vinícius de Moraes et de Newton Mendonça, trois autres de Carlos Lyra, deux compositions personnelles, et y reprend à sa façon d'anciennes sambas ainsi qu'une chanson de Dorival Caymmi, Rosa Morena.

L'année 1958 marque le point de départ de sa carrière, comme celui de la bossa nova. En 1964, l'album Getz/Gilberto, avec Garota de Ipanema, interprétée par Astrud Gilberto, sa première femme qui le quittera d'ailleurs pour Stan Getz, est un immense succès, ainsi que le concert new-yorkais au Carnegie Hall qu'ils donnent à l'automne de cette même année. Mais c'est en 1967, lorsque Frank Sinatra met Girl from Ipanema à son répertoire, que la bossa nova envoûte un public international. Cette chanson fut reprise en diverses langues par de nombreux autres artistes prestigieux, dont Nat King Cole ou encore Ella Fitzgerald.

En 2001, il remporte le Grammy Award du meilleur artiste dans la catégorie Musiques du monde pour son album João Voz e Violão, à Los Angeles, succédant à ses compatriotes Milton Nascimento, Gilberto Gil et Gaetano Veloso.

En août 2008, les billets de ses concerts pour le 50e anniversaire de la bossa nova sont écoulés en moins d'une heure. À l'été 2015, il devait encore se produire en France aux festivals de Vienne, Marcillac et Marseille.

Il finit sa vie, seul et ruiné, pris dans un conflit entre deux de ses enfants, son fils João Marcelo et sa fille Bebel, d'un côté, et de l'autre, avec sa dernière épouse Claudia Faissol, dont il vivait séparé, une journaliste 40 ans plus jeune que lui et mère de sa fille adolescente. Il meurt ainsi à Rio de Janeiro le 6 juillet 2019.

"Mon père est décédé. Son combat était noble, il a tenté de conserver sa dignité alors qu'il perdait son autonomie", a écrit João Marcelo lorsqu'il a annoncé son décès.

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