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Le droit à l’IVG remis en cause en France par des médecins ?

Le 19 septembre 2018, 14:54 dans Forme 0

Le droit à l'IVG remis en cause en France par des médecins_flag-fr-woman_wp

Le mardi 11 septembre 2018, au cours de l'émission Quotidien diffusée sur la chaîne de télévision TMC, le président du Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France (SYNGOF), Docteur Bertrand de Rochambeau, avait justifié son refus de pratiquer l'IVG, l'estimant être comme un "homicide". "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies", avait-il déclaré. Puis en réponse à la journaliste de l'émission, "ce n'est pas un homicide de faire une IVG", celui-ci avait rétorqué : "Si, Madame". Plus loin dans l'entretien, il avait ajouté : "En tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion et, si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi".

L'article L2212-8 du Code de la santé publique (modifié par Ordonnance n°2010-177 du 23 février 2010 - art. 1) édicte :

"Un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse mais il doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention selon les modalités prévues à l'article L. 2212-2.

Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir à une interruption de grossesse.

Un établissement de santé privé peut refuser que des interruptions volontaires de grossesse soient pratiquées dans ses locaux.

Toutefois ce refus ne peut être opposé par un établissement mentionné au 2° de l'article L. 6161-5 ou par un établissement ayant conclu un contrat de concession en application de l'article L. 6161-9 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires que si d'autres établissements sont en mesure de répondre aux besoins locaux.

Les catégories d'établissements publics qui sont tenus de disposer des moyens permettant la pratique des interruptions volontaires de la grossesse sont fixées par décret."

Le droit à l'IVG remis en cause en France par des médecins_flag-fr-woman-devise_wp

Suite à l'intervention du président du SYNGOF, la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, avait vivement réagi sur Twitter en déclarant : "Scandaleux ! La clause de conscience sur l'#IVG , c'est une entrave aux droits des femmes et à leur santé, et un vrai danger à terme pour ce droit fondamental. En Italie, + de 70% des médecins refusent. Et les + précaires ? Et celles qui n'ont ni voiture ni argent ?"

Sur le même réseau social, le Collectif national pour les droits des femmes avait soutenu : "M. de Rochambeau fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG." Le président de l'Union des FAmilles Laïques (UFAL) avait partagé cet avis : "Il s'agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux !" Et le rapporteur général de l'Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadère, s'était rallié aussi en écrivant : "Un refus d'un médecin ne peut s'accompagner d'une quelconque pression ou de prosélytisme religieux."

De son côté, le SYNGOF avait déclaré dans un communiqué début août : "Ce n'est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettre un égal accès à l'avortement pour les Françaises qui le demandent."

Le magazine Sciences et Avenir avec AFP avaient rappelé : "Ce syndicat revendique "1 600 adhérents à jour de cotisation", soit moins d'un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l'Ordre des médecins."

Face à cet esclandre provoqué par les propos tenus par le président du SYNGOF, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait alors demandé la semaine suivante un rapport pour répondre aux questions : "Combien de médecins font valoir leur clause de conscience ? Est-ce un frein à l'accès à l'interruption volontaire de grossesse ?"

Le droit à l'IVG remis en cause en France par des médecins_flag-fr-woman-marianne_wp

Interviewée sur la chaîne RMC/BFMTV, hier, mardi 18 septembre, elle a ainsi précisé : "Je veux m'assurer qu'il n'y a pas une augmentation du nombre de médecins qui font valoir la clause de conscience. Je veux m'assurer que l'accès à l'IVG aujourd'hui est toujours aussi simple. J'ai demandé un état des lieux de l'accès à l'IVG aux agences régionales de santé. Ce qui me rassure, sans me rassurer complètement, c'est qu'aujourd'hui le nombre d'IVG en France reste stable depuis dix ans. Ça veut dire qu'il n'y a pas de difficulté d'accès, mais par endroits, il y a certainement des difficultés d'accéder à l'IVG dans des délais raisonnables." Et à la question sur une éventuelle suppression de la clause de conscience des médecins, celle-ci a affirmé que ce n'était "pas prévu".

Les propos du Dr Bertrand de Rochambeau avaient été "fermement" condamnés par la ministre de la Santé et la secrétaire d’État à l’Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, qui avaient toutes deux défendu : "L'IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort". Quant à l'Ordre des médecins, il avait souligné : "La clause de conscience ne saurait être un moyen de se soustraire à la loi et aux dispositions de la déontologie médicale".

Enfin, près de 212 000 actes ont été réalisés en 2016 contre 215 000 en 2001. En revanche, les IVG chirurgicales sont devenues minoritaires, passant de 69 % à 36 %, en raison d'une évolution des IVG médicamenteuses.

"Go back to where you came from"

Le 18 septembre 2018, 12:45 dans Société 0

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Les émissions de télé-réalité font partie depuis des années de notre paysage médiatique au point de parasiter la qualité des programmes en eux-mêmes. Et les créateurs de ces émissions ne savent plus quoi inventer afin de faire grimper le niveau d'audience de la chaîne de télévision pour laquelle ils travaillent.

Pour tous ceux ou celles qui penseraient que notre télévision française qui proposent ce type d'émissions serait parmi celles qui en détiendraient le record, ils changeront peut-être d'avis avec ce qui va suivre.

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Révélée par le département de l'information du réseau de télévision américain National Broadcasting Company, NBC News, et relayée par le magazine en ligne américain Slate, cette actualité a de quoi faire bondir !

La chaîne de télévision privée polonaise TVN s'apprête à diffuser une nouvelle émission de télé-réalité au cours de cet automne. Intitulée Go back to where you came from, en français, Retourne là d'où tu viens, elle mettra en scène 6 Polonais qui vivront "comme les réfugiés et avec des réfugiés, pendant près d'un mois". Une télé-réalité à l'identique d'une émission australienne diffusée entre 2011 et 2015.

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Un Pékin Express à la polonaise.

6 "aventuriers" et "aventurières" devront parcourir le chemin inverse de celui emprunté par les migrants. Munis d'un passeport, d'un peu d'argent et d'un téléphone, ce que tout réfugié fuyant son pays a bien sûr en sa possession, ils partiront de Berlin en Allemagne, traverseront l'Autriche, la Hongrie, la Serbie et arriveront en Grèce, d'où ils prendront un bateau, sans risque de chavirer, pour traverser la Méditerranée jusqu'au Kurdistan. Sur place, ils vivront dans un camp de réfugiés. Et durant toutes ses épreuves, ils seront alors filmés non-stop par les caméras.

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Dans un communiqué la chaîne TVN a déclaré : "Ce sera l'une des expéditions les plus difficiles de leur vie". "Comment cette errance affectera-t-elle les héros ? Vont-ils regarder leur vie différemment après ce voyage ?" Questions que devront se poser les participants du programme qui, selon le magazine Slate, ont un avis divergent sur le problème de la crise des migrants. Quant au titre de "héros", sans commentaire.

Alors que le directeur de la programmation de la chaîne privée polonaise a estimé que cette émission sera d'utilité publique et permettra de contribuer au débat sur ce sujet, de nombreuses personnes accusent déjà la production d'utiliser la souffrance des migrants afin de faire du profit, tel que l'a rapporté le magazine Slate. Et malgré que la production ait déclaré "Nous sommes bien au fait que c'est un sujet politique sensible et controversé", elle s'est justifiée en expliquant que cette émission revêtait davantage le caractère d'un documentaire que d'une télé-réalité.

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Un documentaire ?

Enfin, le magazine Slate a rappelé que la plupart des Polonais sont opposés à l'accueil des réfugiés chez eux. Un sondage du Centre de recherche sur l'opinion publique polonaise, CBOS, a établi que seulement  5 % des Polonais accepteraient que les réfugiés fuyant une guerre puissent s'installer dans le pays, par rapport en 2015, avant le début de la crise migratoire, où ce taux était de 14 %. Sur le plan politique, le gouvernement polonais est farouchement contre l'accueil de migrants issus de pays d'Afrique et du Moyen-Orient.

La cuisine en vacances

Le 17 septembre 2018, 12:25 dans Cuisine 0

La cuisine en vacances_cuisine-maison_wp

Pas de découvertes culinaires pour le moment. Pour une très simple raison. Je n'ai pas eu le temps. Ne sachant pas non plus quand les occasions se présenteront, je reprends mes recettes de cuisine maison, en les adaptant comme précédemment (écriture verte) pour les personnes ne consommant ni viandes ni poissons.

Je vous propose alors cette recette, pour 1 personne, que j'ai intitulée...

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La Crabontaise

(253,6 kcal)

  • 1 boîte de crabe cuit, égoutté* (72 kcal)
  • 2 tomates de couleur (70 g chacune) petites (28 kcal)
  • 1 pomme de terre Charlotte (80 g) petite (56,8 kcal)
  • 2 gros cornichons (20 kcal)
  • 2 c. à café de mayonnaise Maille Fins Gourmets (68,6 kcal)
  • 1/2 c. à café de moutarde Maille (3,75 kcal)
  • 1/2 c. à café de crème fraîche 4 % mg (2 kcal)
  • 1 c. à café de vinaigre de cidre (0,95 kcal)
  • 1 c. à café de ciboulette en pot (1,5 kcal)
  • 1 pincée de poivre blanc en poudre

*Supprimez le crabe. Compensez en augmentant la quantité de tomates, pomme de terre et cornichons.

La cuisine en vacances_tomates-couleurs_wp

Cette recette est très simple et tel que vous avez pu le constater, elle se base sur la recette de la Piémontaise.

Je vous retrouve donc lundi prochain avec une autre recette de cuisine maison.

Bon appétit !

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