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Origine étymologique de la canicule

Le 8 août 2018, 08:17 dans Forme 0

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La canicule est toujours parmi nous, que ce soit chez vous en France ou dans mon coin anglais. Bien que la météo anglaise nous ait annoncé une légère baisse des températures pour aujourd'hui, la chaleur continuera toutefois à s'inviter, puisque à l'heure où je vous écris, c'est-à-dire 6h27 du matin précisément, soit 7h27 en France (nous avons toujours une heure de décalage), le thermomètre affiche déjà 15°C.

Mais alors que nous connaissons les effets que peut avoir cette grosse chaleur sur notre organisme, nous rappelons-nous pour autant la provenance de ce terme canicule ?

Pour ceux ou celles qui ne le savent pas ou ne s'en souviennent plus, l'origine de ce mot ne fait référence ni au diable ni aux forges de Vulcain, mais à une étoile.

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Le mot "canicule" est issu du latin canicula signifiant "petite chienne". Il s'agit de l'autre nom de l'étoile Sirius, la plus brillante de la constellation du Grand Chien. Sirius se levant et se couchant avec le soleil à la période des fortes chaleurs, entre le 22 juillet et le 22 août, le terme canicula a été utilisé pour désigner ces jours de grosses chaleurs. L'éclat de cette étoile s'explique principalement par sa proximité avec le soleil.

Un autre terme s'appliquant à un soleil très chaud trouverait son origine étymologique chez les canidés, selon le dictionnaire Le Robert. Il correspond au cagnard provençal ou languedocien. Le mot dériverait d'un vieux terme provençal canha, indiquant "chienne" et par extension "niche". Il aurait donné le caigniart, voulant dire "réduit" ou "abri", qui aurait alors évolué en cagnard, un lieu ensoleillé et à l'abri du vent. Soit par extension, une forte chaleur qui nécessite que l'on s'abrite.

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Mais aussi, selon la définition du Petit Larousse, cette époque où l'étoile Sirius se lève et se couche avec le soleil marquait jadis le début de l'été à la latitude du Caire.

Voilà, plus de secret sur l'origine de ce mot, qui ne change rien à l'affaire vous me direz. Cela ne nous aide pas vraiment à mieux supporter ce moment de chaleur intense... Mais disons que certains et certaines d'entre nous pourront peut-être au moins observer cette belle Sirius durant encore plusieurs nuits...

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Venezuela : le Président Nicolás Maduro victime d'un attentat ?

Le 7 août 2018, 17:25 dans Société 0

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Une explosion est survenue lors du discours du Président vénézuélien Nicolás Maduro ce samedi 4 août à Caracas qu'il tenait à l'occasion de la célébration du 81e anniversaire de la Garde Nationale Bolivarienne (GNB) sur l'avenue Bolívar à Caracas.

Le Président, sa femme Flores Cilia et le haut commandement militaire du Venezuela ont été évacués d'urgence après l'apparition d'au moins une explosion que le gouvernement a attribuée à des présumés drones chargés d'explosifs qui ont survolé la région.

Des images diffusées en direct sur la chaîne de télévision du pays ont montré le Président et sa délégation sursauter en regardant le ciel, tandis qu'une déflagration faisait vibrer la caméra qui filmait la scène. Les membres de la sécurité du Président ont immédiatement déployé des écrans pare-balles devant lui pour le faire sortir. Sur des images suivantes, se voyaient des soldats présents rompre les rangs et se disperser en courant sur l'avenue.

Une autre vidéo diffusée par la chaîne de télévision généraliste vénézuélienne à vocation pan-latino-américaine TeleSur a été filmée où s'apercevait un drone exploser en vol.

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Selon les autorités vénézuéliennes, il s'agirait d'un attentat à l'encontre du chef de l’État commis par le biais de 2 drones de type Matrice 600, du constructeur chinois DJI, chargé chacun d'un kilo de C4. Le ministre de l'Intérieur et de la Justice Néstor Reverol a déclaré ce 5 août que ces drones chargés de la quantité de ce puissant explosif auraient pu "faire des dégâts dans un rayon de 50 mètres". Il a aussi affirmé que l'un des drones survolait la tribune présidentielle et avait été parasité par un système de brouillage pour alors aller exploser "hors du périmètre prévu". Quant au second drone, il se serait perdu pour partir exploser contre un bâtiment situé proche du lieu de la cérémonie, a-t-il ajouté. Une photo prise par l'AFP a révélé un immeuble près l'endroit sur lequel l'une des parties basses de la façade était noircie par ce qui semblerait avoir été une explosion.

La première version officielle a été établie par le ministre de la Communication et ancien Vice-président de la République bolivarienne du Venezuela pendant le gouvernement de l'ex-président de la République Hugo Chávez, Jorge Rodríguez. Il a fait état de 7 militaires blessés et hospitalisés à la suite de l'attentat présumé. Un cliché du photographe argentin Marco Salgado a montré l'un d'entre eux, la tête ensanglantée, quitter les lieux aider de ses camarades. Il a aussi déclaré que "c'était une attaque frustrante contre le président et son cabinet", en ajoutant au sujet des explosions : "Exactement à 5h41 de l'après-midi, il a été rapporté que les enquêtes avaient déjà clairement établi qu'elles correspondaient à des engins volants type drone, plusieurs appareils volants, contenant une charge explosive qui a explosé à proximité de la tribune présidentielle et dans certains zones du défilé."

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Une mystérieuse revendication, baptisée "Opération Phénix"*, a été publiée sur le compte Twitter du groupe rebelle "Soldados de Franelas" (soldats de flanelle), créé en mars 2014, qui serait composé de civils et de militaires : "L'opération visait à faire voler deux drones chargés de C4. La cible était la tribune présidentielle, mais des snipers ont abattu les drones avant qu'ils ne puissent l'atteindre. Nous avons montré qu'ils sont vulnérables. Ils n'ont pas été atteints aujourd'hui, mais ce n'est qu'une question de temps". Un communiqué a été également transmis à la journaliste vénézuélienne Patricia Poleo qui en a fait lecture sur la chaîne YouTube "Fatores de poder". Une partie de celui-ci a justifié  : "Nous ne pouvons pas tolérer que la population soit affamée, que les malades n'aient pas de médicaments, que la monnaie n'ait plus de valeur, que le système éducatif n'enseigne plus rien et ne fasse qu'endoctriner avec le communisme, que la sécurité des personnes ne soit plus qu'un souvenir lointain, que les droits humains continuent à être violés, que les structures de l'état soient utilisées pour des opérations de narcotrafic et de terrorisme international, que l'impunité règne sur la justice, que la volonté populaire ne soit pas respectée, que des millions de vénézuéliens soient obligés de quitter le pays, et enfin que le pays soit prisonnier..."

*l'Opération Phénix fait référence est l'une des actions du même nom menée contre les FARC de la force aérienne colombienne en Équateur en 2010 par Juan Manuel Santos.

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6 arrestations ont alors eu lieu, a ainsi annoncé le ministre de l'Intérieur et de la Justice : "Nous avons jusqu'à présent six terroristes et tueurs à gages arrêtés, plusieurs véhicules saisis, des perquisitions ont eu lieu dans divers hôtels de la capitale, où des preuves accablantes ont été découvertes […] les exécutants et les planificateurs à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont été entièrement identifiés […] d’autres arrestations ne sont pas exclues dans les prochaines heures". Mais aussi, d'après celui-ci, l'un des interpellés était déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt pour une attaque "terroriste" le 6 août 2017 d'une base militaire à Valencia, capitale de l'État de Carabobo, à l'ouest de Caracas.

Les autorités vénézuéliennes ont de même affirmé que les appareils ont été abattus par des tireurs d'élite. Dans un entretien télévisé de 2 heures après son discours, le Président vénézuélien a directement accusé le Président colombien Juan Manuel Santos d'avoir commanditer l'attentat en vue de le tuer. "Ils ont tenté de m'assassiner aujourd'hui […] Le nom de Juan Manuel Santos est à l'origine de cette attaque", a-t-il déclaré du palais de Miraflores en faisant référence à plusieurs reprises à "l'extrême droite" colombienne et vénézuélienne, ainsi qu'en évoquant des "financiers" non identifiés qui résideraient aux États-Unis. Il a également réaffirmé l'arrestation de plusieurs suspects et que "toutes les preuves" étaient déjà entre les mains des forces de sécurité. Il a de même promis "justice et punition maximale" pour les responsables et a dit : "Oublie le pardon !" Une accusation sans précédent, même dans l'hostilité verbale ouverte entre les deux gouvernements.

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À Bogotá, capitale de la Colombie, ce même 4 août, un communiqué de presse paru sur le site du gouvernement colombien a informé : "Le ministère des Affaires étrangères, au nom du gouvernement colombien, rejette catégoriquement les accusations portées contre le président de la Colombie, Juan Manuel Santos, par le président du Venezuela, Nicolás Maduro. Les accusations selon lesquelles le dirigeant colombien serait responsable de l'attaque présumée contre le président vénézuélien sont absurdes et manquent de tout fondement. Il est déjà d'usage que le dirigeant vénézuélien blâme de manière permanente la Colombie pour tout type de situation. Nous exigeons le respect du président Juan Manuel Santos, du gouvernement et du peuple colombien."

Le conseiller à la sécurité nationale du Président américain Donald Trump, John Bolton, a déclaré : "Je peux dire catégoriquement qu'il n'y a eu absolument aucune participation du gouvernement américain là-dedans".

Le 5 août au matin, le gouvernement espagnol a réagi à son tour sur l'évènement, avec prudence. Le ministère des Affaires étrangères a exprimé la "ferme condamnation" de la part du Président du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, en soulignant que la crise au Venezuela "demande une sortie pacifique, démocratique et négociée entre les Vénézuéliens. Cette sortie doit avoir comme "éléments fondamentaux" le retour aux institutions démocratiques, le respect des droits de l'Homme, la libération des prisonniers politiques et l'attention aux besoins urgents de la population."

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Concernant proprement l'attentat, des doutes ont été émis, comme l'a suggéré le journal vénézuélien EL Nacional : "Ce n'est pas la première fois que le président Maduro dénonce une attaque contre lui et n'a toujours pas présenté de preuves à l'appui de ses accusations. Malgré les images télévisées, beaucoup ont exprimé des doutes quant à l'attaque présumée. Le scepticisme est expliqué en partie parce que la diffusion officielle de l'événement ne voit aucun drone, et plusieurs médias ont également recueilli des déclarations de personnes présentes à la commémoration qui ont déclaré ne pas avoir vu d'objets de ce type. L'opposition vénézuélienne était également sceptique quant aux versions officielles. "Il reste à voir si c'était vraiment une attaque, un accident fortuit ou l'une des autres versions qui circulent sur les réseaux sociaux", a déclaré le Frente Amplio Venezuela Libre dans un communiqué", une plate-forme rassemblant les opposants au gouvernement socialiste au-delà des partis politiques.

L'agence Associated Press a également corroboré ces doutes en affirmant que plusieurs pompiers présents sur les lieux avaient contredit la version du gouvernement au sujet de l'explosion présumée du second drone. Selon elle, 3 agents ont déclaré de façon anonyme qu'il s'agissait en fait d'une explosion d'une bouteille de gaz dans un appartement voisin.

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Et dans le quotidien généraliste payant espagnol El País, un officier militaire présent à la commémoration a également fait part de son scepticisme à l'égard de la version officielle sur la manière dont ont été abattus les drones, car il n'a entendu aucun coup de feu. La version officielle affirmant donc que les forces de sécurités ont tiré sur un drone "n'est pas crédible". Mais également, selon cet officier qui a témoigné, aussi sous le couvert de l'anonymat, auprès du journal, armer ou tirer sur un drone en mouvement avec un fusil est presque impossible. "De plus s'il en est équipé, il n'explose pas. L'explosif reste stable. Vous avez besoin d'une dispersion d'arme idéale avec contrôle de tir. Si vous tirez sur le drone, il tombe, mais n'explose pas. C'était une explosion comme avec un mortier de 81 mm (le projectile de l'infanterie traditionnelle). Hauteur de 20 mètres. Sans éclats d'obus... si j'avais reçu des éclats, j'aurais eu des égratignures", a-t-il expliqué, tout en excluant l'idée d'une simulation.

Les responsables des forces armées nationales bolivariennes ont confisqué le matériel d'enregistrement, les vidéos de la chaîne de télévision numérique privée VivoPlay, qui a couvert l'évènement.

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Et le syndicat national des travailleurs de la presse vénézuélien a informé ignorer après l'incident où étaient les journalistes de communication et de télévision du pays, Neidy Freytes, César Díaz et Alfred Valera. "Ils ont été portés disparus après que la GNB les a approchés sur l'avenue Bolívar et les a empêchés de diffuser", a-t-il assuré.

Enfin, l'incident s'est produit dans un contexte social et politique tendu. Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge depuis des années. L'inflation pourrait bien atteindre 1 000 000 % fin 2018, selon le Fonds Monétaire International (FMI), et le PIB devrait s'effondrer de 18 %. Allié du Président Maduro, Cuba a ainsi exprimé son "entière solidarité" au président vénézuélien face à cette "tentative d'attentat". La Russie, l'Iran, le Nicaragua et la Turquie ont également condamné cette action. Les Européens sont restés silencieux ou prudents, comme donc Madrid, qui a parlé de "faits violents" en réprouvant "tout type de violence à des fins politiques".

Les légumes oubliés

Le 6 août 2018, 09:24 dans Cuisine 0

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Revenant au goût du jour de plus en plus en France, depuis un certain nombre d'années, les légumes anciens dits "oubliés" ne le sont pourtant pas en Angleterre. Ils ne font ainsi partie ni des légumes anciens, ni des légumes oubliés. Ils sont au contraire des légumes usuels qui trouvent leur place dans l'ensemble de la cuisine anglaise.

Il a d'ailleurs fallu que je sois expatriée ici pour redécouvrir des saveurs de mon enfance. Ces légumes que ma grand-mère cuisinait qui ont été remplacés au fur et à mesure des années par des légumes "modernes". En revanche en Angleterre ces mêmes légumes sont restés dans la tradition culinaire et ont été modernisés...

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L'arroche

Cette plante potagère proche de l'épinard, porte de nombreux surnoms, comme les "chou d'amour", "faux épinard", "belle-dame", "bonne-dame" et bien d'autres. Se préparant un peu comme les épinards, les jeunes feuilles se consomment crues en salade. Lorsqu'elles sont développées, elles se mangent cuites, "tombées" à la poêle, en gratin, en tarte, etc.

L'arroche a des vertus diurétiques et légèrement laxatives. Riche en minéraux, calcium, fer, potassium, magnésium... elle est aussi une bonne source de vitamine C.

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Le cardon

Cette plante potagère proche de l'artichaut est cultivée pour ses "côtes", appelées plus communément "cardes", d'où son surnom de "bette à cardes". Celles-ci se consomment toujours cuites, sautées, frites, froides avec une vinaigrette, en gratin ou omelette. Elles peuvent être également utilisées pour la préparation des confitures. Afin qu'elles soient plus tendres et plus digestes, elles doivent être blanchies ; les plonger quelques minutes dans de l'eau bouillante.

Très peu calorique, seulement 13 kcal/100 g, le cardon est riche en minéraux, potassium et calcium, ainsi qu'en fibres.

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Le cerfeuil tubéreux

Ce légume-racine ressemblant à une petite carotte épaisse développe un goût très fin qui rappelle celui de la châtaigne. Il se cuisine comme la carotte ou encore le topinambour. Il se consomme cru et râpé, cuit, en purée, en pot-au-feu ou braisé. Mais veillez à ne pas trop le cuire, sa chair risque de devenir farineuse ; 5 à 8 min à la vapeur ou à l'eau.

Cependant, son prix est souvent assez élevé, jusqu'à 20 €/kg, d'où l'intérêt de cultiver le cerfeuil tubéreux dans son jardin, pour ceux qui ont un jardin bien sûr.

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Le crosne

Originaire d'Asie, il se reconnaît aisément par sa forme très particulière ; une espèce de grosse chenille boursouflée. Ce rhizome, dont le goût se rapproche de celui de l'artichaut ou du salsifis, se consomme cru mariné dans du vinaigre, comme le cornichon, ou cuit à la vapeur, à l'eau, en gratin ou braisé. Dans mon coin anglais, il se cuisine simplement à la méthode des pommes de terre sautées à la poêle avec du beurre à l'ail, du persil ou ciboulette et assaisonnement classique, sel et poivre.

Peu calorique, car très riche en eau à 78 % environ, le crosne apporte des protéines, des glucides et des sels minéraux, en particulier du potassium et du phosphore, qu'il contient dans sa peau. Cependant, il ne se conserve pas. Il est donc à consommer très rapidement.

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L'ortie

Souvent prise comme une simple mauvaise herbe, elle n'en est pourtant pas qu'une. Elle fut longtemps considérée comme un légume à part entière. Sa saveur rappelant un peu celle de l'épinard, elle se prépare de la même façon que la plupart des légumes-feuilles, en soupes et tisanes, le plus généralement connu, mais également en gratins ou quiches.

Riche en protéines, en minéraux, calcium, fer, potassium, etc., en vitamines, notamment vitamine C et provitamine A, l'ortie est tout autant une excellente source d'antioxydants.

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Le panais

Ce légume-racine, s'apparentant à une grosse carotte blanche, légèrement ivoire, prend du reste le surnom de "carotte blanche" ou "racine blanche". À l'image de la carotte, il se consomme cru, cuit, en salade, en purée, en poêlée ou encore en soupe. Sa saveur douce et sucrée donne un plus en accompagnement d'un plat de poisson comme de viande. Une recette traditionnelle anglaise de gratin associe des pommes de terre, panais, carottes et gingembre, le tout mélangé avec de la crème fraîche légère, un peu de lait et d'eau. Vous trouverez d'ailleurs une recette de panais, entre autres, sur ce blog. Préférez par contre du gingembre frais au lieu du gingembre en poudre, ajoutez quelques gouttes de Tabasco pour épicer et pimenter le plat. Mais conservez la sauce de soja pour saler et favoriser la caramélisation avec les carottes. Vous pouvez également remplacer la crème fraîche avec du lait de coco.

Bonne source de fibres insolubles, bonnes pour le transit, et qui donnent rapidement la sensation de satiété, le panais est tout autant riche en vitamines et en antioxydants afin de prévenir de nombreuses maladies liées au vieillissement. Il s'avère de même efficace contre le risque de cancer. Or, particulièrement riche en glucides, presque deux fois plus que la carotte, il est à consommer avec prudence pour les personnes diabétiques.

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Le raifort

Cette plante potagère originaire d'Europe de l'Est est cultivée pour sa racine. Râpée, cette dernière dégage une saveur poivrée et très piquante, servant à assaisonner de nombreux plats. Elle n'a d'ailleurs essentiellement qu'un usage condimentaire dans la préparation de sauce ou en remplacement de la moutarde, d'où son appellation aussi de "moutarde des Allemands".

Riche en vitamine C, le raifort a des propriétés stimulantes, digestives et purifiantes. En infusion, il facilite une meilleure digestion des graisses. Et pour la petite histoire, il était également utilisé au Moyen-Âge en cataplasme afin de soulager les rhumatismes et les douleurs articulaires.

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Le rutabaga

Ce légume-racine, de la famille du navet et du radis, surnommé également "chou-navet", "chou suédois" ou "navet jaune", a été très consommé comme le topinambour pendant la Seconde Guerre mondiale, faisant ainsi partie des rares légumes disponibles. De même que le topinambour, il a été oublié à cause de son image associée à cette période. Il peut se consommer cru ou cuit, à la vapeur, en gratin, en frites, en purée ou en soupe.

Pauvre en calories, riche en fibres et potassium, le rutabaga est prisé pour ses vertus diurétiques et légèrement laxatives. Il est du reste un bon apport en calcium, phosphore et magnésium.

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La scorsonère

Ce légume-racine souvent confondu avec le salsifis, dont d'ailleurs de nombreux salsifis frais vendus sur les marchés sont des scorsonères, se cuisine comme son homologue. Cuit dans l'eau, il sert à la préparation de gratin, beignets, ou peut tout simplement être un accompagnement d'un poisson ou d'une viande.

Riche en glucides, dont en inuline (glucide formé d'une chaîne de fructoses avec en tête une molécule de glucose, qui s'extrait de plantes (dont la racine de la chicorée) et ayant le même rôle que l’amidon chez les animaux, c'est-à-dire réserve, source de fructose), il n'a pas d'action sur l'insuline (protéine hormonale (polypeptide) hypoglycémiante produite par le pancréas, dont le rôle est permettre la mise en réserve, dans le foie ou les muscles, du sucre présent dans le sang. Son insuffisance provoque le diabète), comme en fibres (stimulant le transit), la scorsonère a aussi une bonne teneur en vitamine E, contient une grande quantité de potassium (la rendant diurétique), de fer et de calcium. Elle est par conséquent conseillée pour les personnes atteintes de diabète.

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Le topinambour

Ce légume originaire d'Amérique du Nord est surnommé "artichaut de Jérusalem", "poire de terre" ou "truffe du Canada". Il se cultive sur de nombreux sols. Largement consommé durant la Seconde Guerre mondiale, il a été ensuite vite jeté aux oubliettes en France car trop étroitement associé à la période de guerre. Alors qu'en Angleterre, il est resté pour la raison opposée, en rappel à cette période, et est d'ailleurs davantage consommé que le rutabaga. Son goût proche de l'artichaut, il se cuisine facilement en soupe, velouté ou en purée. Vous trouverez de nombreuses idées recettes sur Internet.

Peu calorique, le topinambour est riche en glucides, particulièrement en inuline, possède une bonne teneur en fibres et affiche en plus un bon rapport potassium/sodium qui le rend diurétique. Il peut donc être consommé sans problème par les diabétiques.

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Il existe encore d'autres légumes anciens et oubliés moins connus, tels que par exemple :

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Le cresson de Para

Plante herbacée dont son origine serait estimée d'Amérique du Sud (Brésil et Pérou), très consommée dans les régions tropicales, en particulier dans les Comores, en Amérique du Sud, à la Réunion et à Madagascar, où elle est appelée "brèdes mafane". Elle a été adoptée également par toute l'Asie du Sud-Est. Elle se trouve fréquemment dans les épiceries chinoises. Sa saveur piquante, poivrée, presque anesthésiante, en fait sa particularité.

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La gesse tubéreuse

Plante herbacée originaire d'Europe et d'Asie tempérée. Elle se trouve de même un peu partout en France, sur sol calcaire et argileux ainsi que sur les talus et bords des routes. Anciennement appelée "macjonc", "macusson", "souris de terre" (à ne pas confondre avec le rongeur, le mulot sylvestre, appelé aussi "souris de terre"), "châtaigne de terre", "gland de terre", "noix de terre", "pois tubéreux" ou "souris de Hollande", elle était autrefois cultivée comme fourrage et utilisée aussi en tant que légume. Ses tubercules cultivés sont riches en protéines et peuvent être préparés cuits en purée. Ses graines en gousse sont toxiques si elles sont consommées crues. Elles causèrent des intoxications durant les disettes en raison de leur contenu en acide phytique. Cousine du pois de senteur, la gesse tubéreuse donne une touche originale au potager. Demandant peu de soins, elle produit des fleurs rose vif odorantes en été. La chair blanche et sucrée de ses tubercules révèle des saveurs de noix et de châtaigne.

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La tétragone

Plante herbacée originaire de Nouvelle-Zélande, du Japon et d'Australie est appelée aussi "épinard de Nouvelle-Zélande" ou "épinard d'été". Elle se trouve également en Argentine et au Chili. Concernant la plante cultivée, elle est subspontanée (se dit d'une plante issue d'une graine venant d'une plante cultivée) ou adventice (mauvaise herbe) en Europe. Adaptée aux milieux salés, elle pousse donc dans les terrains salés en s'étalant sur le sol et aime les climats humides. Elle était consommée par les Māori et les autres populations indigènes de Nouvelle-Zélande. Elle fut notifiée pour la première fois par le navigateur, explorateur et cartographe britannique, le capitaine Cook. Ramassée, elle fut directement cuite et consommée afin de lutter contre le scorbut, dont son équipage était atteint. Elle se propagea ensuite en Europe après y avoir été ramenée par le botaniste et explorateur anglais Joseph Banks durant la seconde moitié du 18e siècle. Elle fut introduite en France en 1830. Ses feuilles contiennent de nombreux composés aux multiples propriétés ; des saponines, phénylpropanoïdes, polysaccharides anti-inflammatoires et des glycolipides favorisant la cicatrisation des muqueuses. Les surnoms de la tétragone définissent bien son origine ainsi que son goût proche de l'épinard qu'elle remplace avec bonheur en été et dans les régions méditerranéennes, puisqu'elle supporte la chaleur.

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Voici donc la fin de notre parcours culinaire anglais. Je vous retrouve lundi prochain afin de vous faire découvrir ou redécouvrir des plantes aromatiques anciennes qui ne sont pas utilisées en Angleterre, préférant les herbes aromatiques plus communes. Et ce dans l'attente d'un nouveau tour d'horizon culinaire parisien, dont je ne connais absolument pas les spécialités gastronomiques de cette région. Il sera donc intéressant de partager cette nouvelle exploration ensemble si vous le voulez bien et pour tous ceux ou celles qui comme moi ont quelques lacunes sur les traditions culinaires de ce coin de France...

Bon appétit !

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