Tourists wait to be served at the "Cafe de las Sonrisas" (Smiles' Cafe) in Granada, about 45km from Managua, on February 24, 2017. Young deaf people work as waiters, cooks or baristas at the "Café de las Sonrisas", a working initiative for the disabled in the tourist city of Granada created by Spanish chef Antonio Prieto, called "Uncle Antonio" by the young people. / AFP / INTI OCON (Photo credit should read INTI OCON/AFP/Getty Images)

"Il n'y a pas de langage plus universel que le sourire"

Telle est la devise de ce café au Nicaragua au concept très original qui connaît dès lors un succès touristique phénoménal.

L'idée est naît il y a 5 ans. C'est l'Espagnol Antonio Prieto, dirigeant du centre social Trio Antonio, qui en est à l'origine.

Partant de ce constat effrayant qu'au Nicaragua 99 % des personnes handicapées sont au chômage, il a décidé de créer le "Café des Sourires".

Tenant ainsi son nom de cette devise, à laquelle son concepteur est très attaché, le "Café des Sourires" n'emploie alors que des personnes sourdes.

Des pictogrammes sont affichés sur les murs afin de faciliter la communication avec les employés. Les tables et les menus ont été également adaptés. Les menus comportent des images correspondant au souhait de la commande. Et pour les personnes allergiques à un ingrédient ou dans le cadre d'un régime spécifique proscrivant notamment le sel ou le sucre, la représentation de l'aliment est accompagnée d'une croix rouge.

En 5 ans, ce café a accueilli plus de 78 nationalités différentes. Des touristes, des curieux, aux habitués, le concept d'Antonio Prieto plaît. Le "Café des Sourires" est devenu un vrai lieu de rencontre et d'échange.

La réussite est telle que des entrepreneurs ont décidé de relayer l'initiative. Ils ont ouvert des cafés analogues au Mexique et en Argentine. Et ils en ont conclu qu'effectivement...

"Il n'y a pas de langage plus universel que le sourire"