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La Commission européenne a présenté à la fin février dernier un plan d'action sur 5 ans visant à combattre de façon efficace le trafic d'animaux morts ou vifs.

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Il est estimé que le braconnage engrange chaque année entre 8 à 20 milliards d'euros à la vente d'espèces protégées ; les éléphants, rhinocéros, pour leurs cornes, les tigres et reptiles, pour leur peau.

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Ce trafic illégal s'avère être tout autant lucratif que le crime organisé, le trafic d'armes, de drogue ou même celui d'être humains, sachant que la population de certaines espèces en danger a encore diminué ces dernières années. Alors afin d'essayer d'y mettre un terme définitif et défendre aussi la faune comme la flore et les populations locales qui en sont les victimes collatérales, la Commission européenne a donc présenté un plan d'action sur 5 ans faisant appel à tous les "leviers et outils" à disposition.

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Ce plan de 32 mesures ciblant l'éradication du trafic d'animaux, vise également à renforcer la coopération entre les services de répression compétents, comme Europol, les actions sur le terrain avec une aide apportée aux pays d'origine de ces produits illicites.

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Parmi ces mesures, l'une consiste à demander aux États d'adapter leur législation pour pénaliser le trafic l'assortissant d'une peine minimum de 4 ans de prison et de suspendre l'exportation d'objets anciens en ivoire depuis l'Union européenne pour en réduire l'offre et la demande.

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Ce plan est aussi à portée humaine, car bien qu'une estimation sur le braconnage en 2014 ait fait état d'un massacre de plus de 20 000 éléphants et 1 200 rhinocéros, ce trafic et ses revenus participent au même titre que ceux de la drogue ou des armes au terrorisme et au financement de groupuscules armés ainsi qu'à la corruption. En conséquence de quoi, les populations locales en sont touchées directement et indirectement. Bruxelles déplore d'ailleurs la mort de près d'un millier de personnes attachées à la surveillance et à la protection de la nature dans le monde cette dernière décennie.

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Karmenu Vella, commissaire européen chargé de l'environnement, des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré : "Le trafic d’espèces sauvages constitue une menace importante pour la durabilité de notre avenir et nous devons le combattre sur plusieurs fronts. Si l’évolution continue à ce rythme, un enfant né aujourd’hui verra disparaître les derniers éléphants et rhinocéros sauvages avant son 25ème anniversaire. Le nouveau plan d’action témoigne de notre volonté de mettre fin à cette activité criminelle en conjuguant volonté politique et action sur le terrain."

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Ce plan a été de suite acclamé par les ONG Wildlife Conservation Society (Société pour la conservation de la vie sauvage) et International Fund for Animal Welfare (IFAW) (Fond international pour la protection des animaux) qui ont salué des "propositions historiques" qui permettront d'agir autant sur la prévention que sur la répression. Il doit toutefois être adopté par les ministres européens dans les prochaines semaines.