UE_Italie_Fabiola Gianotti_1960-_

Née le 29 octobre 1960 à Rome, est une physicienne italienne, directrice générale de l'Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire, désignée sous l'acronyme CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire, organe provisoire institué en 1952), depuis le 1er janvier 2016. Elle devient la première femme nommée à ce poste de direction depuis la création du CERN.

En 2012, à la tête de la collaboration ATLAS(1), (détecteur de particules semblable à CMS(2), mais de plus grande taille et de conception différente ayant pour tâche de détecter le boson de Higgs(3), faisant partie des particules supersymétriques, SUSY(4), prédites par des théories et détectées expérimentalement en 2012), réunissant près de 3 000 chercheurs du monde entier, dont elle était la porte-parole, elle a ainsi joué un rôle majeur dans la confirmation de l'existence de ce boson de Higgs(3)

- (1)ATLAS : acronyme de A Toroidal LHC ApparatuS, dispositif instrumental toroïdal (adjectif du nom commun tore, surface fermée en forme d'anneau) pour le LHC (Large Hadron Collider, grand collisionneur de hadrons (le hadron étant un composé de particules subatomiques régi par l'interaction forte), le plus grand et le plus puissant accélérateur de particules au monde), qui utilise un électro-aimant toroïdal où le champ magnétique se referme sur lui-même dans l'air, sans l'aide d'un retour de fer. ATLAS est l'une des 5 expériences du LHC au CERN.

- (2)CMS : Compact Muon Solenoid. Solénoïde* géant qui sert de détecteur de particules dans le LHC au CERN en physique des particules. Un solénoïde* (du grec "solen" signifiant tuyau, conduit, et "eidos", voulant dire en forme de) est un dispositif constitué d'un fil électrique enroulé régulièrement en hélice de sorte à former une bobine longue. Parcouru par un courant, il produit un champ magnétique dans son voisinage, et plus particulièrement à l'intérieur de l'hélice où ce champ est quasiment uniforme.

- (3)boson de Higgs : connu sous d'autre noms, comme celui de boson BEH ou appelé aussi "particule de Dieu" est une particule élémentaire dont l'existence (postulée indépendamment en 1964 par Robert Brout, François Englert, Peter Higgs, Carl Richard Hagen, Gerald Guralnik et Thomas Kibble) permet d'expliquer la brisure de l'interaction unifiée électrofaible en deux interactions par l'intermédiaire du mécanisme de Brout-Englert-Higgs-Hagen-Guralnik-Kibble et d'expliquer ainsi pourquoi certaines particules ont une masse et d'autres n'en ont pas. Son existence a donc été confirmée de manière expérimentale en 2012 grâce à l'utilisation du LHC et a conduit à l'attribution du prix Nobel de physique à François Englert et Peter Higgs en 2013.

Simulations Large Hadron Collider (LHC) – CMS données du détecteur de particules représentant un boson de Higgs produit par des protons en collision se désintégrant en jets de hadrons et d'électrons

- (4) SUSY : est un projet type de symétries spacetime* qui concerne deux classes de base de particules élémentaires, les bosons ayant une valeur entière de spin* et les fermions* ayant un spin demi-entier. Le spin* est en physique quantique l'une des propriétés des particules, au même titre que la masse ou la charge électrique ; comme d'autres observables quantiques, sa mesure donne des valeurs discrètes et est soumise au principe d'incertitude ; c'est la seule observable quantique qui ne présente pas d'équivalent classique, contrairement par exemple à la position, l'impulsion ou l'énergie d'une particule. Les fermions* sont les particules à spin demi-entier, c'est-à-dire multiple de un demi, dont l'électron, le muon, le neutrino et les quarks. Les symétries spacetime* sont des caractéristiques de l'espace-temps pouvant être décrites comme présentant une certaine forme de symétrie. Le rôle de la symétrie dans la physique est important dans la simplification des solutions à de nombreux problèmes. Les symétries spacetime sont utilisées dans l'étude des solutions exactes des équations du champ d'Einstein et de la relativité générale.

Ouf !

Inutile de vous dire la durée qu'il m'a fallu pour écrire cet article ! Mais, surtout pour comprendre ce que j'écrivais ! Étant donné que tout ce qui touche ce domaine scientifique avec moi, ça fait au moins 17 124...

J'espère en tout cas que mes explications vous sembleront assez claires et surtout que ces informations sont exactes !

Si jamais un ou une scientifique traîne dans le coin, passe par mon blog, lit cet article et s'aperçoit que j'ai commis des erreurs, surtout qu'il ou elle n'hésite pas à intervenir afin de les corriger, plutôt que de penser en silence... quelle grosse nouille celle-là ! Enfin, pas si grosse que ça, mais quand même...

Sur ce, je vous retrouve la semaine prochaine sous cette même rubrique avec un sujet plus abordable autant pour vous que pour moi, histoire d'éviter à mes petits neurones d'être en surchauffe... car là, ils ont même été à un moment donné à deux doigts de griller ! Et si proche des vacances, ce serait dommage...