L'équilibre psychologique et physique dans l'éducation des enfants est souvent le premier argument utilisé comme étant bouleversé par les opposants au mariage et à l'adoption des gays.

Et cette nouvelle étude américaine ne sera pas pour leur plaire davantage !

En effet, une toute nouvelle étude américaine très sérieuse a démontré, preuves à l'appui, que le fait pour un enfant de grandir dans une famille de parents de même sexe n'avait nul impact sur sa santé mentale et physiologique comme sur son éducation en elle-même.

En collaboration avec l'école de Droit de Los Angeles et des Universités d'Amsterdam et de Columbia, l'établissement d'enseignement supérieur, le Williams Institute (University of California, Los Angeles), vient de rendre public les résultats d'une recherche déterminant la qualité de vie des familles homoparentales sur le long terme.

Nouvelle étude et nouvelle méthode, puisque jusqu'alors les rapports antérieurs positifs ou négatifs avaient été sujets à controverse, estimés avoir été basés sur du volontariat de la part des participants, non sur une sélection hasardeuse tout en étant représentative. Les chercheurs ont donc voulu exclure toute possibilité de remise en cause méthodologique en se servant des données d'une enquête nationale sur la santé des enfants, la National Survey of Children’s Health (NSCH), à laquelle ils ont extrait 95 familles homoparentales et 95 dites "classiques" répondant aux critères équivalents socio-économiques et démographiques. Ils ont ensuite analysé le bien-être et le développement de leurs enfants.

Bien que le débat ne cesse de se poursuivre sur le sujet, c'est la première fois qu'une telle étude est réalisée de cette façon et le résultat confirme sans la moindre équivoque qu'il n'y a absolument aucune différence entre les familles homoparentales et hétéroparentales.

Et contrairement aux propos tenus par les détracteurs, un couple homosexuel, masculin ou féminin, n'a absolument aucune influence néfaste sur l'enfant ; sa santé physique comme psychologique, son apprentissage, son développement, ses émotions, son rapport avec les autres, son équilibre, etc. sont à l'identique de ceux de l'enfant élevé par une famille dite traditionnelle.

La seule différence relevée par les chercheurs se trouve au niveau du stress des parents de même sexe, stress aisément explicable au vu de la pression et la considération sociales que ces parents subissent au quotidien, comme l'évoque le Docteur Nanette Gartrell, coauteur de l'étude : "Ils ressentent plus de pression à prouver la qualité de leur éducation que les couples hétéro. Même si plus de recherches sont nécessaires, on peut suspecter que cette lumière braquée sur l'éducation des familles homoparentales soit génératrice de stress."

Il ne nous reste plus qu'à espérer de tout cœur que le tel constat de cette étude, ne laissant guère plus planer le moindre doute sur la question, puisse porter ses fruits dans un avenir très proche et que les mentalités évoluent dans un sens humaniste, de vraie tolérance pour un monde meilleur, dans l'acceptation des divergences de la nature humaine, de sorte que ces différences ne soient plus considérées comme telles mais, comme des richesses dont l'humanité est remplie...