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Je ne pouvais bien sûr pas ne pas évoquer l'île de Pâques en cette semaine entièrement dédiée à Pâques !

Mais pourquoi, pourriez-vous me demander ? Quel est le rapport ?

Il est très simple, car cette île, qui suscite encore de nombreuses interrogations, a été tout bonnement découverte le 6 avril 1722 par le navigateur néerlandais Jacob Roggeven un dimanche de Pâques, d'où son appellation.

Bref récapitulatif de cette île mystérieuse...

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L'île de Pâques, en rapanui (langue polynésienne) appelée et préférée par les locaux Rapa Nui ("la grande Rapa") est une île appartenant Chili, située en Polynésie, dans le sud-est de l'océan Pacifique, très connue pour ses statues monumentales, les moaï et son écriture océanienne unique, le Rongo-Rongo.

À 3 680 kilomètres des côtes chiliennes, à 4 050 kilomètres de Tahiti et à plus de 2 000 kilomètres à l'ouest de l'île habitée la plus proche, l'île Pitcairn, elle compte environ 5 000 habitants au dernier recensement de 2011 et de par sa situation géographique, elle est l'île habitée la plus isolée du monde, après l'île de Tristan da Cunha.

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De forme triangulaire, cette île volcanique couvre environ une superficie 164 km2. Sa plus grande ville est Hanga Roa.

Ainsi découverte en 1722, elle fut annexée par l'Espagne en 1770 sous le nom de Isla San Carlos. Délaissée par la suite, des Français s'y installèrent en 1864 et en 1888, elle devint une possession chilienne.

Et depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l'île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de L'UNESCO. Des parcs et des réserves naturelles, parfois surveillés, encerclent les zones des vestiges.

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L'île de Pâques, la plus à l'est de toute l'Océanie, célèbre pour ses vestiges mégalithiques des premières civilisations autochtones, constitue un patrimoine archéologique de 1 042 statues de basalte, les moaï, de 4 mètres de hauteur en moyenne et près de 300 terrasses empierrées au pied de ces statues, appelées les ahû.

En 2012, les archéologues du Easter Island Statue Project ont révélé les torses de 2 des 1 000 statues de l'île, mesurant 7 mètres de haut. Ces fouilles pourraient permettre d'évaluer la fonction donnée par les habitants de l'île à ces moaï, dont leur mystère s'accroît davantage suite à cette découverte.

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Les recherches réalisées ont toutefois permis de déterminer les techniques employées par les anciens habitants de l'île, les Rapanuis, pour construire ces gigantesques statues, ainsi qu'une valeur cérémonielle.

Jo Anne Van Tilburg, directeur du projet, a déclaré : "Le dos de deux statues est recouvert de pétroglyphes, la plupart d'entre elles représentent également des vaka (pirogue). Cela suggère fortement une connexion directe entre le symbole vaka et l'identité de l'artiste ou du groupe auquel appartient la statue." Les moaï, ces impressionnantes statues monolithes, l'emblème de l'île, étaient sculptées par les Rapanuis en l'honneur de leurs ancêtres.

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Depuis plus d'un siècle maintenant, les scientifiques qui étudient le site avaient déjà pu établir que ces statues possédaient des torses, et cela depuis les fouilles effectuées en 1914. Quant aux fouilles des archéologues de l'Easter Island Statue Project, elles avaient pour but de décrypter les gravures sur le corps des statues. Mission délicate afin de ne pas dénaturer les statues et préserver leur magnificence.

Jo Anne Van Tilburg a ainsi conclu : "Nous avons une équipe qui nous accompagne et qui consolide et protège la pierre en appliquant des produits chimiques ou du répulsif à l'eau."

Il n'y a donc pas que Noël qui peut prétendre apporter son lot de mystères et de miracles, Pâques aussi ! Puisque cette île a été découverte par hasard par le navigateur néerlandais qui avait été envoyé trouver la Terra Australis ou Terra Australis Incognita, latin, signifiant « la terre australe inconnue",  continent imaginaire apparaissant sur les cartes européennes entre le 15e et le 18e siècle.