Du yeti en passant par le dragon jusqu'à la licorne ou bien Nessie, le célèbre monstre du Loch Ness, qui n'a pas été bercé par ces animaux fantastiques pendant son enfance ?

Mais entre le fantastique et la réalité, il y a un fossé qui les sépare.

Et bien en fait, peut-être pas ?

La science tend à nous démontrer une fois de plus que la frontière entre les deux peut être très mince...

La cryptozoologie, terme utilisé pour la première fois en 1950 par Bernard Heuvelmans, père de la discipline sous sa forme moderne et naturaliste, dans son livre "Sur la piste des bêtes ignorées" publié en 1955, constitue l'étude des animaux dont leur existence n'a pas été prouvée par la science, les animaux cachés. Celle-ci est une approche interdisciplinaire entre la biologie, la paléontologie ou encore la zoologie. Sa méthode d'analyse, appelée méta-analyse, consiste à regrouper l'ensemble des indices et des témoignages afin de différencier le "mythologique" du "zoologique", mais également à prêter l'attention relative aux savoirs populaires sur les animaux, appelé "éthnosavoirs"

De cela, elle se caractérise telle une science participative et comme une "para-science"

Cependant, dès que l'existence de l'animal est prouvée scientifiquement, la cryptozoologie laisse place à la zoologie, ce qui fut le cas de l'ornithorynque et de l'okapi. Par conséquent, la cryptozoologie demeure enfermée dans son rôle fantastique, alors qu'elle peut s'avérer être par sa rigueur une source non négligeable de découverte de certaines espèces.

Pour les amateurs ou amatrices de cette science comme pour tous ceux ou toutes celles qui souhaiteraient approfondir leurs connaissances en la matière, un livre est à découvrir :

"Le bestiaire énigmatique de la cryptozoologie : du yéti au calmar géant", par Benoît Grison, Paris, Delachaux et Niestlé, 2016, 400 pages, au prix de 39 €