Selon une certaine définition, la politique est considérée comme une science.

La science concerne le savoir, la connaissance de certains éléments servant à la conduite de la vie ou à celle des affaires.

La politique est relative à un rapport aux affaires publiques, au gouvernement d'un État ou encore aux relations partagées entre plusieurs États.

Par conséquent, la science politique est un art qui demande de la diplomatie, sous une forme de noblesse, d'élégance, et du raisonnement. Et ça, peu importe les idées politiques de chacun. Ceci n'est que la définition théorique de la politique en tant que science.

Et pour certains hommes politiques, il semblerait que la théorie soit bien cachée au fond d'un placard.

Ce qui est d'ailleurs le cas de Donald Trump, surtout dans l'art de la diplomatie.

Pas plus tard que le week-end dernier, la révélation de l'une de ses déclarations plus que licencieuse et qui, comme à son habitude, a créé le scandale. Un rituel chez lui.

Il a ainsi expliqué sans aucune retenue que la célébrité permet aux hommes de faire tout ce qui leur plaît aux femmes, même pire.

Or, bien que nous soyons quelque peu habitués à ses déclarations outrancières à l'encontre de la gent féminine, qui peuvent parfois faire sourire certains, cette dernière a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Et ceux qui trouvaient un effet comique dans ses discours sexistes, commencent sérieusement à rire jaune aujourd'hui, notamment dans son propre camp qui doucement lui tourne le dos.

Le Washington Post a révélé au grand jour, donc que très récemment, un enregistrement datant de 2005 d'une discussion qu'il a eu avec l'animateur, Billy Bush, dans les coulisses de l'émission Access Hollywood

On entend ainsi Donald Trump dire ceci : "Quand on est une star, elles nous laissent faire. Tu peux faire tout ce que tu veux. Prends-les par la chatte. Tu peux faire tout ce que tu veux […] Je suis automatiquement attiré par les belles... je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n'attends même pas."

Hum... Que c'est élégant !

Et l'effet de cette publication n'a pas tardé à se faire ressentir. Elle a provoqué un véritable effet de bombe. Non seulement, la population s'est littéralement indignée, mais son camp aussi. John McCain ainsi que Mitt Romey, deux anciens postulants à la Maison Blanche et soutiens de Donald Trump, ont aussitôt fait volte-face. Suivi par Arnold Schwarzenegger, l'ex-gouverneur de Californie, qui a clairement déclaré pour la première fois depuis 1983 qu'il ne voterait pas républicain aux élections. Idem pour Paul Ryan, homme fort actuel du Congrès, et l'ancienne secrétaire d’État, Condoleezza Rice. D'ailleurs, John Mc Cain a déclaré dans un communiqué : "Le comportement de Donald Trump cette semaine qui s'est conclu avec la révélation de ses propos avilissants concernant les femmes et ses vantardises d'agressions sexuelles, rend impossible de continuer à soutenir, même de façon conditionnelle, sa candidature."

Même sa femme, Melania, qui l'a pourtant toujours soutenu jusqu'à ce jour, a exprimé son écœurement tout en demandant de lui pardonner : "Les mots que mon mari a utilisés sont à mes yeux inacceptables et outranciers. […] Ils ne représentent pas l'homme que je connais."

Suite à ce raz-de-marée, Donald Trump a présenté ses excuses sur son compte Facebook : "Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite. Ceux qui me connaissent savent que ces paroles ne reflètent pas qui je suis. Je l'ai dit : j'avais tort et je m'excuse."

Mais, trop facile ont estimé certains !

L'écrivain d'origine canadienne, Kelly Oxford a déclaré sur Twitter : "Ce ne sont pas juste des blagues, c'est la culture du viol !" Elle a même lancé le #NotOkay en conviant les internautes féminines à raconter leur agression sexuelle et toutes ces fois où on leur a "pris la chatte" en insistant sur le fait que cette manière de parler était loin d'être comique. Afin de montrer l'exemple, elle a décidé d'être la première à dévoiler sa propre expérience : "Dans le bus, un vieil homme m'a pris par la chatte, il s'est mis à sourire. Je n'avais que 12 ans.", "En plein cours de théâtre, un garçon me prend par la chatte, j'avais 13 ans."

Et son initiative à porté ses fruits. De nombreux témoignages les plus effroyables les uns que les autres ont inondé la toile. On peut lire :

"Dans le train, un homme est venu se frotter contre mes fesses, puis il m'a envoyé un baiser. J'étais en CM2, en voyage scolaire."

"Je n'irai pas dans les détails mais j'avais 12 ans. Il est en prison aujourd'hui."

"J'étais serveuse et des hommes m'ont demandé de quelle couleur était ma culotte pour un pari. J'ai refusé de répondre, ils m'ont saisi les fesses pour essayer de vérifier eux-mêmes."

Kelly Oxford rappelle enfin dans l'un de ses commentaires : "Cette culture du viol, c'est ce que nous subissons chaque jour."

Pour conclure, j'ajouterai aussi.

Oui, trop facile de présenter de simples excuses ! Un homme, qu'il soit politique ou non, n'a pas à tenir ce genre de propos !

Croisons donc les doigts de toutes nos forces afin qu'un tel personnage ne soit jamais à la tête de ce pays...