Il semblerait que la triste réponse soit oui.

Suite au décès du jeune matador de 29 ans, Victor Barrio, qui a été encorné sous l'aisselle, au niveau du thorax, par le taureau, lors de la corrida qui a eu lieu à l'occasion de la feria de Teruel, centre est de l'Espagne, de nombreux internautes se sont littéralement déchaînés sur les réseaux sociaux en saluant la mort de ce jeune homme.

Bien que la polémique sur ce sport, estimé tel quel en Espagne, puisse faire rage et revenir sur le tapis au niveau international, plus particulièrement européen, et même si certains, à juste titre ou pas, sont contre la corrida, il ne faut tout de même pas omettre qu'un être humain est mort.

Les commentaires virulents exprimant "la justice rendue", "ça fait toujours plaisir qu'un matador se fasse tuer par un taureau", ou encore "Je ne vais pas mentir, ça me fait sourire à chaque fois qu'un torero se fait tuer par un taureau", pire "J'aime cette justice poétique d'un matador tué par un taureau, ça lui apprendra !" paraissent quand même outranciers.

Qu'y a-t-il de poétique dans la mort d'un individu ? Parmi les autres cultures, notamment celle qui consiste à égorger un mouton, est-il donc à souhaiter que l'égorgeur meurt ?

En parallèle, lorsqu'une fille est violée, battue à mort, agressée ou harcelée sexuellement dans la rue, sous le prétexte de sa soi-disant tenue trop légère, les réactions sont-elles aussi extrêmes à l'encontre du violeur ou de l'agresseur ?

Alors, dans le contexte violent dans lequel notre société sombre de plus en plus, où se situe la valeur d'une vie humaine ?