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Les vaches sont de retour dans le champ d'à côté. J'ai été réveillée ce matin par leur doux meuglement. Je me suis levée en joie. J'ai ouvert les volets de ma chambre donnant sur ce champ. Je les ai vues. Elles étaient là, m'observant tout en mâchant l'herbe qu'elles venaient d'arracher avec leurs dents. Je leur ai souri, accompagné d'un "Bonjour les filles ! Comment ça va ce matin ? L'herbe est bonne ?" Elles continuaient de me regarder, se demandant bien ce que j'étais en train de leur dire. Elles sont ensuite reparties vaquer à leurs occupations.

J'ai quitté la chambre. Je me suis rendue dans la cuisine. J'ai préparé mon petit déjeuner. Je l'ai pris... Ma petite routine du matin. Comme de coutume aussi, après le petit déjeuner avalé, je me suis installée devant mon ordinateur. En pleine forme, remplie de bonheur avec ce beau soleil, ce ciel azur et mes belles vaches que je peux également voir de la fenêtre de mon bureau, j'ai allumé mon ordinateur pour y consulter mes mails et vos différents articles, mes chers amis, que vous avez publié chacun sur votre blog.

J'ai alors lu un article d'un blog auquel je suis abonnée. Il y avait longtemps que l'auteur de celui-ci en avait écrit un. Des mois. J'ai été bouleversée par son écrit. Et la sérénité du matin ressentie a laissé place au questionnement sur la vie et la mort.

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Sans secret, la vie ne peut être sans la mort et la mort ne peut être non plus sans la vie. L'une et l'autre sont éternellement liées. Elles forment l'infini et l'infinité de notre Terre. Elles sont l'essence même de notre Humanité. Elles représentent ce que bien des auteurs, des philosophes plus intelligents que je le suis ont su mieux développer.

Or, au-delà de cette notion didactique, lorsque nous sommes directement concernés par la mort, lorsque nous y sommes confrontés, surtout celle d'un proche qui le menace de le prendre avec elle, comment réagissons-nous ? Lorsque les sentiments s'en mêlent... Il est difficile de trouver les bons mots. Et la philosophie ne peut davantage y répondre.

Mais aussi, lorsque la souffrance de cet être aimé dure la vie, parce qu'il est né avec elle, que la vie en fin de compte ne se résume qu'à une sorte d'épée de Damoclès que la mort ne cesse de brandir à chacun instant, où est la vie ? Attendre que la mort vienne prendre le relais ?

L'auteur de cet article bouleversant sur la maladie de son proche, qui dès sa naissance a dû vivre avec, cette maladie qui en engendre d'autres et qui n'a pu être détectée avant un certain âge, parce cette maladie est comme ça, évoque une pieuvre posée sur ses épaules qui l'enserre de plus en plus, comme un étau dans lequel il serait et ferait de plus en plus pression sur lui. Il exprime une vie de luttes perpétuelles, de désespoirs, mêlés d'espoirs, de joies, bien brefs. Une vie où seule la solitude semble être son unique compagne. Et même si la mort n'a pas encore gagné la partie, la vie, telle que nous l'entendons, a-t-elle eu finalement sa place ? Une vie que l'on vit pour l'autre, mais sans l'autre. Une vie d'abnégation où la vie ne laisse le droit à aucun repos du guerrier. Une vie que l'on n'a pas choisie, mais que l'on doit vivre. Une vie sans la vie...

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Cependant, cet article transmet un message de vie. Lorsque la santé de la vie est là, que cette vie nous soit imposée ou pas, nous devons prendre conscience de la valeur de cette vie. Nous sommes tous sous la menace de l'épée de la mort. Mais le temps qu'elle ne se soit pas encore abattue, nous devons toujours nous armer de cette vie, non pour faire reculer la mort qui finira tôt ou tard par venir, mais pour l'appréhender, l'accueillir avec sérénité au moment où elle se présentera à nous.

Ce n'est que mon humble avis. Je suis peut-être quelqu'un de spécial, mais je n'ai jamais eu peur de la mort. Je l'ai saluée. Je l'ai croisée parfois. Elle m'a vue. Elle m'a ignorée. Ce n'était pas encore mon nom sur sa liste. Oh ! Je sais qu'elle finira bien par arriver pour m'emmener avec elle. Au Paradis ou en Enfer ? Je ne crois ni en l'un ni en l'autre. Pour moi, le Paradis comme l'enfer se trouvent ici-bas. C'est à nous de construire ce Paradis ou d'en faire un Enfer. Le monde dans lequel nous vivons le prouve d'ailleurs dans un sens comme dans l'autre.

Enfin, ce questionnement immuable sur la vie et la mort perdurera. Parce qu'en fait nous sommes les deux.