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Le parfum des fleurs n'a aujourd'hui plus de secret. Une équipe internationale, composée de l'Université catholique de Louvain en Belgique (UCL), l'Université de Purdue en Indiana aux États-Unis et de l'Université d'Amsterdam aux Pays-Bas, vient de percer le mystère du parfum des fleurs.

Jusqu'à aujourd'hui l'idée reçue était que les fleurs n'avaient pas de rôle dans la diffusion de leur parfum, alors qu'en fait oui. Et ce par un transporteur actif, ABC, qui permet aux molécules odorantes d'être véhiculées dans les airs afin qu'elles soient perçues.

Le point d'origine du ABC se trouve dans les pétales où les composés odorants volatils, COV, sont produits. L'équipe a constaté que l'ABC était présent dès la production des COV qui se fait au moment de la visite d'insectes pollinisateurs. Cet instant a lieu à différentes périodes, fin du jour ou la nuit, selon la fleur. L'équipe a cherché si la présence du ABC influençait la diffusion des COV dans les airs ou si les deux étaient indépendants.

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Grâce à un modèle mathématique, les chercheurs ont établi le lien entre les deux. Après avoir reproduit l'ABC dans des cellules de plantes en culture et effectué des tests avec plusieurs molécules, ils ont alors prouvé qu'un mécanisme de défense était mis en place par la plante et que l'ABC était directement impliqué dans ce mécanisme. La fleur libère ainsi via l'ABC les COV stockés en trop grande quantité qui deviennent toxiques pour elle, mais agréablement odorants pour nous. Ce trop plein transporté puis libéré est donc son parfum !

Selon l'UCL, "ce travail pourrait servir de base à l'étude des mécanismes d’émission de COV par d'autres êtres vivants, comme les microbes et même les êtres humains, sans oublier d’autres applications, notamment dans le domaine du cosmétique ou l'industrie agroalimentaire."