Ce vendredi 7 octobre, à Oslo, le prix Nobel de la paix a été décerné au Président colombien Juan Manuel Santos pour avoir tenter de conclure un accord de paix avec les Farc, qui aurait mis ainsi fin à un conflit vieux depuis plus de 50 ans.

Bien que cet accord de paix datant du 2 octobre dernier ait été rejeté par une faible majorité du peuple colombien estimant que cet accord était à l'avantage de la guérilla marxiste, la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five, a expliqué : "Le fait qu'une majorité des votants ait dit non à l'accord de paix ne signifie pas nécessairement que le processus de paix est mort."

Âgé de 65 ans et originaire d'une famille très aisée de la capitale colombienne Bogota, Juan Manuel Santos a entamé sa carrière politique en 1991. Il met tout en œuvre pour essayer d'arrêter définitivement ce conflit qui dévaste le pays depuis plus d'un demi-siècle. Suite au rejet par référendum de l'accord de paix, celui-ci a déclaré  : "Je continuerai à rechercher la paix jusqu'à la dernière minute de mon mandat parce que c'est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants […] Je ne cherche pas les applaudissements. Je veux faire ce qui est correct."

Sa nomination au prix Nobel lui offre donc une aide incontestable dans sa lutte pour la paix pour son pays, puisque qu'un prix, quel qu'il soit, n'est pas qu'un simple titre honorifique, mais est aussi une somme allouée.

Il s'est alors vu recevoir une récompense d'environ 831 000 euros (8 millions de couronnes suédoises), comme tous les lauréats d'un prix Nobel. Un montant entièrement financé par l'Institut Nobel, libre d'utilisé cette somme à sa guise.

Chaque année, l'Institut décerne des prix à des hommes ou des femmes ayant "apporté le plus grand bénéfice à l'humanité", suivant les vœux d'Alfred Nobel. Ce Suédois qui a laissé un legs de 32 millions de couronnes, soit 3 324 000 euros, en exigeant dans son testament que celui-ci soit placé afin de renouveler à l'infini les fonds destinés à la récompense.

Quel beau geste de ce grand monsieur qui apporte la preuve que l'on peut autant donner de son vivant qu'après sa mort afin de servir au mieux pour le bien de l'Humanité...

Bon dimanche !