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Dans un communiqué du 21 septembre dernier, la Cour de Justice de l'Union Européenne a transmis son nouvel arrêt. Celui-ci stipule l'interdiction des produits cosmétiques sur le marché européen dont certains des éléments auraient servi de tests sur les animaux. Cette décision a pour effet d'inciter à "l'utilisation de méthodes alternatives ne recourant pas à l'animal pour assurer la sécurité des produits cosmétiques."

Elisabet Berggren, responsable scientifique à la Commission européenne pour le magazine Sciences et Avenir a déclaré : "Il est déjà possible de substituer aux tests sur animaux des méthodes alternatives pour des tests d'irritation, de corrosion et de sensibilisation de la peau et de l’œil." Ces méthodes alternatives sont notamment les reconstructions in vitro de l'épiderme humain, de la cornée ou encore des cellules humaines.

Une étude réalisée au cours de cette année par l'association de défense des animaux, Peta France, a révélé que plus de 250 marques de cosmétiques recouraient encore aux tests sur les animaux. D'après ce rapport, 27 000 animaux (souris, rats, lapins et autres animaux de laboratoire) seraient utilisés chaque année pour ces tests avérés très douloureux. Certains d'entre eux, notamment les lapins, se verraient même verser des produits chimiques dans les yeux ou appliquer sur la peau nue. A contrario, près de 1 900 marques de cosmétiques à travers le monde auraient déjà interdit ces tests pour l'ensemble de leurs produits.

De par cette dernière constatation, l'Union Européenne se montre ainsi bien en retard sur le plan des méthodes alternatives établies pour la conception de ces cosmétiques. L'inde, Israël et la Norvège, ne faisant pas partie de l'Union Européenne, ont supprimé dans leur intégralité les tests sur les animaux. Des projets en ce sens seraient également en cours dans plusieurs pays, comme aux États-Unis. Même la Chine, depuis 2014, a officiellement renoncé aux tests sur les animaux pour beaucoup de produits, sous condition qu'ils soient made in China.

À souhaiter que cet arrêt européen autant que les lois déjà promulguées en la matière dans les autres pays soient respectés et que toutes les marques de cosmétiques jouent le jeu...