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Après la vague de chaleur que la France a connu cet été et au début de l'automne, elle est maintenant sous la vague de la violence.

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Alors qu'ainsi certains mettent le pays à feu et à sang en détruisant des commerces et la vie professionnelle de ses commerçants, en montrant de l'irrespect envers le patrimoine historique français, détruisant une statue de Marianne, arrachant l'une des grilles du Jardin des Tuileries, taguant l'arc de triomphe, en brûlant des voitures, se moquant des conséquences pour leur propriétaire, etc., d'autres, eux, œuvrent en dehors des feux des projecteurs pour la bonne cause.

Baptisées "les capsules du sommeil", cette extraordinaire invention pourrait sauver la vie de milliers de sans-abri dans un futur à très court terme.

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Il s'agit d'abris d'urgence créés par l'association Iglou. Leur conception a été vraiment bien pensée. "Les parois sont en mousse de polyéthylène doublée d'une feuille d'aluminium à l'intérieur. C'est étanche, respirable et offre un gain de chaleur sur l'extérieur de 15 à 20°C", comme l'a expliqué Geoffroy Reynal, ingénieur en énergies renouvelables et directeur de l'association au journal Le Parisien. Démontables et transportables, ces capsules du sommeil sont de véritables cocons de survie. Leur entretien est également très simple. Ce qui leur permet une durabilité dans le temps.

Une douzaine de sans-abri du bois de Vincennes à Paris ont pu déjà tester les premiers prototypes en février dernier. L'association a développé le projet au cours de ce mois de novembre auprès d'une cinquantaine de sans-abri et migrants isolés dans Paris.

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Ces capsules ont pu voir le jour grâce à une donation de 10 000 € de la fondation Qualitel soutenant des projets solidaires. Fabriqués en Gironde, le coût d'un abri est inférieur à 200 €. Mais aussi, leur expansion pourrait servir aux équipes du SAMU social, inondées d'appels téléphoniques dès que le froid s'installe. "On propose cette idée pour faire face à la saturation du 115 qui ne peut prendre en charge les appels des SDF. Plutôt que de les laisser dehors exposés dans le froid, on s'est dit qu'on pouvait leur offrir cette solution", a précisé Geoffroy Reynal. "50 % des SDF qui appellent le 115 n'obtiennent pas de place. Les accueils d'urgence sont saturés", a de même déclaré l'association.