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Chaque jeudi, cette rubrique est dédiée pour le moment aux femmes de science. Et comme cette semaine est tout particulièrement consacrée à l’Espagne, il est indispensable de faire référence à ces femmes de science espagnoles peu connues qui pourtant ont marqué leur passage, elles aussi, dans l’Histoire.

Je vous présente donc deux d’entre elles, Beatriz Galindo, surnommée la Latina et María Rosa Conde Gutiérrez del Álamo.

Beatriz Galindo

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Beatriz Galindo, née vers 1465 à Salamanque est morte le 23 novembre 1534 à Madrid. Sachant que différents auteurs se tiraillent sur son année de naissance, dont certains l’estiment vers 1464 et d’autres vers 1474. Or, ce qui est déjà rassurant, c’est qu’ils sont au moins tous d’accord sur l’année de son décès et sur le fait qu’elle soit morte !

Femme de science et éducatrice espagnole, elle fut la préceptrice de la reine Isabelle de Castille ainsi que de ses enfants et fut également professeur à l’Université de Salamanque.

Ce qui la rend précurseur en la matière, puisque les femmes à cette époque en Espagne n’avaient que peu de droits et de privilèges.

Il faudra attendre les années 1770-1780 pour que les femmes puissent avoir accès à des professions qui leurs étaient jusque-là interdites.

Le quartier Latina, à Madrid, où elle y vécut, fut ainsi nommé en son honneur.

María Rosa Conde Gutiérrez del Álamo

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María Rosa Conde Gutiérrez del Álamo, née le 7 décembre 1947 à Ronda est une femme politique, ancien membre du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol, PSOE et chercheuse universitaire en sociologie.

Titulaire d’une licence de sciences politiques qu’elle obtint à l’Université de Complutense de Madrid, elle enseigne dans cette même Université la structure sociale contemporaine et la sociologie familiale de 1971 à 1984.

En 1978, elle rejoint l’administration publique et devient en 1987 directrice du Centre de recherches sociologiques.

En 1988, elle est la nouvelle ministre porte-parole du second gouvernement de Felipe Conzález, alors qu’elle n’est pas encore inscrite au Parti socialiste. Elle est la première femme avec Matilde Fernández à participer à un gouvernement de González.

En 1989, elle est élue députée de Jaén et reconduite dans ses fonctions. L’année suivante, elle rejoint la PSOE.

À la suite des élections législatives de 1993, elle est nommée secrétaire générale de la présidence du gouvernement, puis élue après le scrutin de 1996 députée de Madrid où elle passe alors à l’opposition afin de prendre en charge diverses responsabilités dans les commissions parlementaires.

En 2004, elle met un terme à sa vie politique. Quelques mois plus tard, elle est nommée à la présidence de la Fondation Carolina, laquelle soutient les relations culturelles et la coopération dans le domaine de l’éducation et de la recherche scientifique entre l’Espagne et l’Amérique et latine.

Le 1er avril 2012, elle est remplacée par Jesús Andreu, un ancien haut fonctionnaire de son ministère.