Malgré que nous vivions dans un monde qui pourrait se prétendre évolué, où la science, les technologies diverses s'améliorent de jour en jour pour le bien-être de l'humanité, cette même humanité tend de plus en plus à disparaître. Ce monde n'a pas fini de sombrer dans l'horreur.

Bashiran Bibi, 45 ans, brûlée par son mari

C'est d'ailleurs déjà le cas au Pakistan, où les crimes d'honneur sont sans cesse dénoncés. Alors qu'un terrible fait divers défrayait la chronique, il y a peu de temps de cela, avec cette adolescente pakistanaise de 16 ans qui fut brûlée vive par son village avec la complicité de sa propre mère le 29 avril 2016 pour avoir aidé un couple d'amis à fuir afin qu'il puisse se marier contre l'avis contraire de leur famille respective, récemment c'est une autre affaire tout autant sordide qui pointe à nouveau du doigt le Pakistan.

Shamim Mai, 35 ans, et sa fille Safia, 15 ans, brûlées au nom de l'honneur

Le 16 juin 2016, à Buttaranwali dans l'Est du Pakistan, une femme enceinte de son second bébé a été égorgée par les membres de sa famille opposés à son union avec le père de ses enfants.

Muqaddas Bibi et son mari

Elle s'appelait Muqaddas Bibi. Elle avait 22 ans. Depuis 3 ans, elle avait coupé tout contact avec sa famille qui n'avait pas approuvé son mariage avec l'homme qu'elle aimait. Il y a 10 mois, elle donnait naissance à sa première fille. De nouveau enceinte, elle s'était rendue dans une clinique pour de simples examens. C'est à ce moment que sa mère et son frère sont venus la chercher en la persuadant de rentrer avec eux au domicile familial prétextant qu'ils avaient finalement accepté leur union. Arrivée au domicile, sa mère, son père et son frère l'ont égorgée. Elle est décédée sur le coup. La famille a ensuite fui la scène du crime et est toujours recherchée par la police.

Le mari de Muqaddas Bibi

Le plus abominable, les crimes d'honneur au Pakistan, comme en Inde, sont devenus une norme.

En 2015, la Commission indépendante des droits du Pakistan avait établi un bilan sanglant faisant état d'au moins une Pakistanaise par jour tuée par sa famille au nom de l'honneur. Même si plusieurs projets de lois soient en cours, le nombre de crimes d'honneur recensé reste tristement inchangé.

Et bien que les religions en général parlent d'un éventuel Paradis et d'un Enfer aux cieux, il est certain que pour ces femmes, l'Enfer est bien terrestre et que la notion de Paradis est bien loin de faire partie de leur univers...