Suite au résultat des élections présidentielles américaines, de vives réactions se sont fait ressentir sur les réseaux sociaux.

Hier, n'étant pas dans ma plus grande forme, entre colère et tristesse, je ne voulais pas en dire davantage ; la colère n'est jamais bonne conseillère. Aussi, comme je l'ai écrit hier, demain sera un autre jour. Et demain, c'est aujourd'hui. Après une bonne nuit de sommeil, mon coup de blues est parti et ma forme est de retour, meilleure en tout cas que le temps en ce moment qui lui est resté fidèle à lui-même.

Sans polémiquer sur les discours et les comportements sexistes du passé et du présent de Donald Trump, son programme politique est aussi inquiétant, si ce n'est plus. En quelques mots, il se résume à un énorme retour en arrière, tant sur les droits des femmes que sur les droits humains.

Il souhaite mettre fin aux centres de planning familial, restreindre le droit à l'IVG et plus encore, il ne reconnaît pas l'existence du viol conjugal. Il tient également à nommer à la Cour Suprême des juges anti-avortement, démanteler la réforme de la loi santé de l'ancien président Obama, la loi Obamacare, une couverture sociale pour tous (qui était une sacrée et véritable avancée des droits des citoyens), et pire, il veut renforcer la peine de mort, surtout s'il s'agit de meurtres d'agents de police. Concernant les droits des homosexuels, il est contre la légitimation des relations entre personnes de même sexe, mais a contrario, il n'approuve pas la discrimination à l'encontre de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), en gros, il s'en fout.

Or, le point le plus préoccupant de son programme, c'est la façon qu'il souhaite employer pour lutter contre l'immigration, comme il l'a déclaré lors de sa course à la présidentielle : "Expulser 2 millions d'immigrants criminels et violeurs" (comme s'ils étaient les seuls à être des criminels et des violeurs, les étudiants sportifs, eux, qui violent des filles dans des soirées de beuverie en étant par la suite pardonnés afin d'éviter de porter atteinte à leur future carrière professionnelle, ça, on n'en parle pas) et "annuler les visas des pays étrangers qui ne les reprendront pas"

Il souhaite aller encore plus loin. Tout immigrant expulsé qui tenterait de revenir sur le sol américain se risquera à un emprisonnement de 2 ans. L'immigration venant des "régions enclines au terrorisme", comme la Syrie, se verra être suspendue et soumise à des contrôles extrêmes aux frontières. Pire encore pour combattre le djihadisme. Il suggère d'autoriser la torture ainsi que l'assassinat des familles des terroristes afin de dissuader les potentiels candidats au Djihad.

N'oublions pas non plus sa folie de la construction de son fameux mur. Un mur atteignant 20 m de haut séparant le Mexique des États-Unis, bien entendu intégralement financé par le Mexique. Il est toutefois utile de rappeler qu'une barrière de 7 m de hauteur existe déjà s'étendant sur 1 300 km avec 1 800 tours de surveillance et pas moins de 18 000 hommes de la Border Patrol pour en assurer le contrôle.

Le 45é Président des États-Unis nous promet ainsi de drôles de surprises, et pas vraiment pour le bien de l'Humanité. Un électeur américain a d'ailleurs déclaré au journal Libération : "Bien sûr, le racisme, le sexisme, l'homophobie, c’est quelque chose qu’on a toujours eu. Mais quand un fasciste relaie ce type de message sur les médias grand public, ça devient très dangereux." Un autre électeur lui a déclaré : "une véritable nuit effrayante pour l'Amérique."

Une bien sombre nuit qui va durer 4 ans, à partir du 20 janvier 2017, date à laquelle Trump entrera officiellement en fonction à la Maison Blanche.

Autre petite note de rappel. Les États-Unis est un pays qui s'est entièrement bâti qu'avec une population d'immigrants venant d'Europe. Les natifs d'Amérique (anciennement les Indiens d'Amérique) représentent aujourd'hui moins d'1 % de la population américaine. Ils sont retranchés dans des réserves (des camps de fortune) et dans une situation plus que précaire, puisque certains n'ont même ni eau ni électricité.