USA_une nouvelle loi qui restreint l'IVG_wp

En avril dernier, l'Arkansas a promulgué une loi qui autorisera le mari à poursuivre en justice sa femme qui souhaiterait recourir à l'IVG sans son consentement ainsi que le médecin favorable à la pratique, et ce même en cas de viol conjugal. Elle donnera aussi la possibilité à un violeur de poursuivre en justice sa victime qui voudrait avorter.

Cette loi, baptisée loi 45, concerne également les filles mineures. Ce seront leurs parents ou leur tuteur légal qui auront la possibilité de les poursuivre en justice. Et ce n'est pas tout. Cette loi interdira de même l'IVG tardif, lorsque le second trimestre sera entamé, soit 16 semaines. Elle sera ainsi en accord avec la loi appelée loi "pro-vie" qui "interdit toute procédure requérant l'utilisation d'outils chirurgicaux de la part d'un médecin afin d'extraire le fœtus". Pourtant, selon l'Association Médicale Américaine (AMA), cette méthode est la plus sécuritaire pour la femme désirant avorter tardivement.

Toute femme qui aura recours à cette procédure sera donc considérée comme criminelle et pourra encourir alors une amende de 10 000 $, soit 9 200 € environ, ou une peine de 6 ans de prison. Quant au médecin, il sera poursuivi pour cause de "dommages civils".

Alors que de nombreux combats se sont menés dans des États afin d'établir ce droit aux femmes, celui-ci se trouve de plus en plus menacé depuis l'investiture de Donald Trump.